Ô mon amour
Un texte de Wikipen.
Trahie.
Ô mon Amour,
Cette nostalgie qui me fait penser à toi toujours,
Chaque jour,
Dès que je perds pied.
Abusée de ma propre naïveté,
Rêver de toi lorsque j’ai besoin d’être sauvée.
Lorsque soudain tu te transformes en un éclair,
En une mégère, véritable commère.
Mon sacre devient poussière.
Où est passée ta corolle,
D’une légende, tu n’es plus qu’un homme sans parole,
Sans magie, sans beauté.
Tes yeux se sont cristallisés,
Pour devenir froids comme un trou,
Celui de mon amour pour toi,
Depuis toutes ces longues années.
De mon amour désincarné,
Rien ne me reste plus que les cendres.
Et j’hésite encore de savoir qu’en faire,
Les disperser au vent pour de moi te défaire,
Où les garder en souvenir de ma blessure,
De mon usure.

