Agnès Souillac
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Les faits reportés ici sont imaginaires et le nom du personnage est inventé. Toute ressemblance avec des événements liés à des homonymes du personnage ne serait que fortuite.
Agnès Souillac est née à quelques kilomètres de Caylus, dans le Tarn et Garonne. Son père, l'instituteur du village, s'occupait du club de rugby local. Les petiots, comme il les appelait, gambadaient gaiement sur le pré du Père Aurignac. Ce dernier récupérait son terrain l'été venu pour y faire paître ses moutons, des Mérinos dont il tissait la laine sur le pas de sa porte. La vue des moutons broutant au milieu des poteaux rappelait parfois les samedis après-midis de match. Tous les vieux du village étaient là, appuyés sur une rambarde de béton. Des générations de gars du village avaient usé leurs genoux sur cette pelouse ingrate.
| Mais, Agnès Souillac, avec son allure chétive et son teint de porcelaine, était loin des préoccupations de son père. Sa maman, la fille de la Chatelaine, avait pris en main son éducation musicale et ambitionnait de la mener au Conservatoire de Toulouse, voire au Capitole. Son père aurait préféré que la petite Agnès arpente la campagne en vélo avec les fillettes de son âge, à se forger les mollets et le caractère sur les routes vallonnées du département. Mais, d'un autre côté, l'éducation d'Agnès prise en charge par sa mère, il pouvait se consacrer au rugby. |


