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Atrium, Martin et Mégaron, Louison

Un texte de Wikipen.

Mégaron, Louison et Atrium, Martin étaient indiscociables. Ils étaient les héros tragiques des temps post-postmodernes. Vivant dans la deuxième partie du XXIème siècle, ils se sentent frustrés d’êtres toujours épiés, surveillés, regardés, contrôlés. À cette époque, aux États-Unis, le moindre appareil était connecté au réseau mondial et donc contrôlé. La moindre machine à café. On pouvait tout savoir de tous ! Votre café préféré, vos heures de délectations. Les caméras et micros de sécurité avaient même pénétré l’enceinte des appartements, des bureaux, des usines. Au nom de la liberté, le système sécuritaire faisait l’objet de tous les sacrifices, dont celui de la vie privée. « Les gens s’étaient dissous dans leur incapacité à réagir… » Sauf Martin Atrium et Louison Mégaron, jeunes homosexuels amoureux, qui voulaient s’offrir le privilège de connaître une journée ce que leurs grands-parents avaient connu de plein droit toute leur vie : vivre en toute intimité leur relation. Avoir un minimum de vie privée ! Ils ont commencé par rentrer en contact avec un réseau de résistance au système sécuritaire mondial. Il leur a fallu beaucoup de temps et de patience pour expliquer leur démarche, et surtout pour convaincre ces résistants du symbole que pouvait représenter leur projet quant à la réelle liberté. Risquant le tout pour le tout, codant leurs faits, gestes et paroles, Martin et Louison, aidés par les résistants, sont parvenus à s’offrir cette journée exceptionnelle. Balade en bateau, pique-nique, promenade sur la plage, sieste câline, balade sur la plage, repas en amoureux et soirée ardente. Lorsque le système sécuritaire comprit la chose, il était trop tard. Deux personnes avaient été au-delà de toutes les convenances sécuritaires. Le mieux fut d’étouffer l’affaire en supprimant ces deux « terroristes » ainsi que tous leurs complices. Les médias tancèrent fébrilement ces deux terroristes de première catégorie. Cet évènement fit pourtant des émules au sein même des équipes anti-terroristes. Le système sécuritaire se fissura de plus en plus de l’intérieur. Un autre monde vit le jour. Un monde plus libre, en fait.