Au Sahara, le simoun rend fou
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Au début, au bord d'un oued anodin où bondissaient babouins, dindons et bubales, Bobby ben Baba, l’aède odieux d’Addis-Abeba, donnait une ode à l'onde. Pour ces bobards, les bombyx, abondant, abîmaient leurs abats dans les bribes d'adobes au bout des bubingas, des bulbes de baobabs, des bidons de babioles, des bonbonnes de brins et des débris bubastites. En bas, l'oud ébène et les bendirs bandés des bédouins badins dédaignaient l’aubade. Ballade, tube, dub, be-bop, babil, diatribe et blabla débordant : le barde adoubé fit un beau bide. La bande embabouchée de bubons dodus bombant la bobine, Bobby, daubé, abandonna, doublant Bandol à dos de baudet, boudant bien des bornes, bidouillant deux bobos. Bon débarras ! Demain, dès l’aube, au bain, il s’en bidonnerait.

