Australitudes
Un texte de Wikipen.
Aguja Saint Exupéry. Petit Prince dressé vers le ciel, à la recherche de sa planète, perdue dans un océan étoilé. Réfugié dans les terres australes, loin des Hommes.
Lorsque le vent ébouriffe sa crinière de nuages, il pense à son ami, l’aviateur abandonné dans les dunes sahariennes. A-t-il trouvé ce qu’il cherchait si fort ? Et son ami le renard, le Petit Prince voudrait tant le retrouver et parler avec lui. Il voudrait lui montrer la Rose inaltérable qu’il a trouvée ici.
Après des journées de vent, le soleil lui desséchait le visage, lorsqu’il l’aperçut, au milieu de débris que le vent avait dû déposer là, et il la recueillit.
Le Petit Prince est seul maintenant. Parfois, il voit des hommes qui viennent vers lui et qui repartent sans même lui avoir dit le moindre mot. Ils arrivent bardés de métal, un casque renforce leur allure martiale, leurs chaussures abîment son habit de neige. Ils sont prisonniers les uns des autres, reliés entre eux par un câble.
Il voudrait leur montrer sa Rose, leur parler du vent qui traverse ses cheveux, griffe son visage mais ils sont loin déjà. Alors, lorsqu’il est triste, le Petit Prince regarde sa Rose et, l’abritant de ses mains-écrin, lui parle de la Folie des Hommes qui sont toujours pressés...

