Carpe Diem
Un texte de Wikipen.
« Un jour, aussi incroyable que cela puisse paraître à vos robustes constitutions, ce cœur qui soulève nos poitrines cessera de battre et nous rendrons le dernier souffle. »
« Cueillez dès maintenant les roses de la vie car le temps jamais ne suspend son vol et cette fleur qui s’épanouit aujourd’hui demain sera flétrie. »
« Je m’en allai dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l’heure de ma mort, que je n’avais pas vécu. »
AVANT PROPOS
(20/09/2005 23:36)
Il est 23h 36 et pour la première fois de ma petite vie de 21 ans, je vais essayer d’écrire un Blog (pour les puristes « un journal intime »). Actuellement je n’ai aucune idée de son contenu ni des thèmes que je vais aborder là-dedans, mais je pense qu’avec le temps ça ne peut aller qu’en s’arrangeant. … Ah oui ! Encore une petite chose avant de me lancer dans l’édition proprement dite : ce texte ne sera probablement – en tout cas de mon vivant - jamais publié, donc si par je ne sais quel stratagème vous étiez en train de le lire, j’ose espérer pour vous que vous avez obtenu les autorisations requises de l’auteur ou bien cela voudrait dire que je ne suis plus (se qui serait bien triste), dans le cas contraire je vous invite à vous orienter vers d’autres ouvrages plus conventionnels et sûrement nettement plus intéressants pour vous … Etant un novice dans le domaine de la littérature et de l’écriture, j’aimerais de ce fait recevoir votre indulgence en ce qui concerne le style, l’orthographe et le choix de mes mots et de mes expressions ; de toute manière dans ce type d’ouvrage, c’est le fond - et non la forme - qui doit prédominer ( il faut bien trouver une excuse !! )
Vous me direz, si cet ouvrage n’est pas destiné à être lu, donc pourquoi l’avoir écrit ?
Je vous répondrais que pour n’importe quel auteur qui ne serait pas trop hypocrite, un texte, essai ou même d’un livre est destiné avant tout à être lu par des personnes bien précises, ayant un certain point de vue sur ce que veut exprimer l’auteur … c'est-à-dire que l’intérêt premier d’un auteur est d’être lu par ceux qu’il voudrait qui le lisent (je me comprends !!). Après avoir réussi à avoir ce genre de lecteurs, il sera en mesure d’en avoir d’autres et à les accepter. Le cas échéant, et cela même si l’ouvrage connaît un grand succès, l’auteur sera frustré par le fait que le but fixé en écrivant son texte n’a pas été atteint.
Pour ma part, je suis certain que le but de ce que je suis en train de produire ne sera jamais atteint, et que les personnes susceptibles de lire mes textes n'y trouveront que sujet à débattre de ma pseudo folie ou à juger mon travail comme le brouillon de ce qui se passe dans la tête d’un jeune garçon de 21 ans n’ayant rien de mieux à faire que de déballer la poubelle qui lui sert de cerveau !!!
Au mieux, des personnes plus intelligentes et plus téméraires se lanceront dans des analyses ou dans des critiques pour essayer de formater l’ouvrage dans ce qu’ils connaissent déjà, pour ensuite en tirer des conclusions et créer des débats sur le texte, son contenu et son discours… etc. Mais cela ne m’intéresse pas, car ce n’est pas ce que je recherche. Ce dont j’ai envie en faisant ce que je fais, c’est juste d’écrire – rien d’autre - donc être lu m’importe peu.
Mais pourquoi avoir écrit tout cela ??
Tout simplement par espoir, par espoir qu’une personne comprenant qu’un texte peut être écrit rien que pour être écrit, rien que pour le plaisir de vider ses pensés, ses idées, ses rêves, ses cauchemars, ses doutes, ses sentiments, existe … J’ai écrit ce que j’ai écrit rien que dans l’espoir que cette personne soit sur terre, que dans les milliards de personnes qui peuplent cette planète, cet être existe ; et rien que le fait qu’il pense à ce que je pense me satisfait pleinement.
Les êtres humains se sentent obligés de tout juger, de tout analyser – c’est ce que je suis en train de faire d’ailleurs - or ce n’est qu’une grosse perte de temps quand je pense qu’on pourrait passer un peu plus de temps à la création au lieu de le passer à la critique, à l’analyse des choses et au jugement de ce qui a déjà été créé. Cela va de même pour la société en général, les gens passent leur vie à réfléchir sur comment ils doivent être, comment ils doivent être perçus, comment ils vont devenir. A la place de toute cette réflexion, je pense qu’on devrait vivre un jour en étant prêt à mourir le lendemain, en profitant de chaque instant que nous offre la vie sans la perdre à essayer de donner des explications à tout et n’importe quoi : « Aimer, haïr, rêver, pleurer, sourire, être amis, être ennemis, être heureux,être tristes, être en colère et surtout vivre nos passions… mais ne jamais s’arrêter sinon ça sera la mort de l’âme.»
INTRODUCTION
(23/09/2005 15:04)
J’avais décidé hier soir de ne rien écrire, j’en avais pourtant très envie, mais quelque chose m’en a empêché !! C’était la lecture envoûtante et passionnante d’un livre de Paulo Coelho – Ceux qui connaissent ses talents d’écrivain me comprendront, les autres je vais essayer de vous convaincre de vous y atteler des maintenant, même si c’est au détriment de mon livre – cet ouvrage a pour titre « Onze minutes », c’est quelqu’un que j’admire et que j’aime beaucoup (et qui sera l’objet de tout un chapitre dans ce livre) qui m’a suggéré de le lire. Et je dois dire que le début déjà m’a cloué le livre entre mes mains durant une grande moitié de la nuit ; et si j’ai suspendu ma lecture c’est – comme à chaque fois avec les livres de Coelho – pour ne pas culpabiliser d’avoir fini de lire le livre trop rapidement, car des livres comme celui-ci se consomment avec délectation et modération, chaque paragraphe, chaque page, chaque chapitre emmène le lecteur dans un genre de rêve fantastique qui lui procure une sensation de liberté incroyable, quel que soit l’état dans lequel il se trouvait auparavant.
La fin des livres de Coelho procure toujours la même impression, celle que l’on perçoit le monde différemment, que la vie ne devrait être qu’aventures, amour, rêves et passions … On comprend d’ailleurs en lisant l’auteur que le message essentiel qui émane de ses textes,c’est de croquer la vie à pleines dents et de la vivre aussi intensément que possible.
Certains d’entre vous pensent que je vais leur dire ce que raconte ce livre, mais il n’en sera rien … Je pense que la meilleure façon de donner envie à quelqu’un de faire quelque chose, consiste à lui en vanter les mérites sans jamais rien lui dire sur son aspect, son contenu ou son intérêt.
Pourquoi donc en avoir parler ??
Tout simplement, parce que les livres de Paolo Coelho sont un exutoire pour moi, qu’ils me permettent de m’évader de la vie réelle et en même temps de me rapprocher de moi-même, de me rappeler le vrai sens de notre venu sur terre ; c’est ma principale source d’inspiration … bien plus que ça, ils m’ont donné encore plus envie de vivre, de rêver, de voir le monde et surtout d’aimer. C’est en lisant « l’Alchimiste » que le concept de légende personnelle m’est apparu comme une évidence, comme ci que tout ce que disait l’auteur dans son livre sortait de mes propres pensés ; et c’est en lisant « Veronika décide de mourir » que l’idée de mourir m' paru bien moins effrayante et bien plus encourageante à profiter de la vie et à faire tout mon possible pour qu’elle soit plus intense - « Cueillez dès maintenant les roses de la vie car le temps jamais ne suspend son vol et cette fleur qui s’épanouit aujourd’hui demain sera flétrie.1 » - … et j’ai de plus en plus hâte de connaÎtre les futurs enseignements tirés de ma prochaine lecture…
(26/09/2005 12:19)
… Cela fait deux jours que je n’ai rien écrit, cette fois c’est dû à quelques problèmes techniques… J’en ai profité d’ailleurs pour finir la lecture de « Onze minutes » : un chef-d’œuvre, une merveilles ; comme à chaque fois avec P.Coelho.
Encore plus cette fois, je n’arrive pas à me séparer de l’héroïne du livre, c’est étrange car je n’ai pas l’habitude de me lier comme ça avec un personnage littéraire et aussi invraisemblable que cela puisse paraître : elle me manque ! J’avais pris l’habitude chaque soir de suivre son histoire (sa légende personnelle), son parcours, ses choix et ses sentiments – tellement bien retranscrits par l’auteur – à tel point que maintenant que son histoire est finie, j’ai l’impression d’avoir un léger ressentiment envers l’auteur – rien de bien méchant – mais le seul fait qu’il ai mit fin à l’histoire de Maria (l’héroïne du livre) a rompu l’agréable habitude que j’avais pris en lisant son livre … en fait, j’aurais aimé que la lecture de « Onze minutes » ne se termine jamais ; mais bien sur, il a fallu que l’expression : « pour chaque bonne chose il y a une fin » se confirme encore une fois. Mais je ne m’inquiète pas trop, car je sais que P.Coelho ne perdra pas son talent pour nous faire rêver et qu’il ne se gardera pas de sans cesse nous remettre en question avec un autre de ses livres, ou devrais-je dire « Manuel de la vie » – et quand je dis « nous », je parle bien sur de l’humanité toute entière.
… Mon impression ?
« Une nouvelle perception de l’amour et des relations hommes femmes », voilà ce dont j’ai hérité cette fois-ci en finissant de lire « Onze minutes ». Je dois dire que ça m’effraie un peu dans le sens où les changements dans ce type de convictions ne sont pas sans conséquences… Il y a sûrement parmi nous des gens qui se sentent en sécurité dans les préjugés et les convictions communes à toute la société, et je me demande vraiment si je n’en faisais pas partie !
REDEFINTIONS
(27/09/2005 17:27)
Avant de parler de ma nouvelle perception des relations hommes femmes, il me parait logique que pour savoir ce qui a changé en moi en lisant « Onze minutes », il vous faudra sûrement savoir quels étaient mes points de vue et mes convictions sur ce sujet bien avant que je ne lise ce livre ; et surtout si ces derniers sont les mêmes que les vôtres.
Retour vers le passé … il y a seulement une semaine !
« Je pense – sans trop m’avancer – que les bases des relations humaines sont pareilles chez moi, chez vous et chez le reste du monde, mais qu’il y a des nuances et quelques différences de la manière dont elles sont perçues.
Prenons pour exemple la jalousie (cas d’école), dans tous les couples qui peuvent exister, elle prend une place prépondérante mais selon les tempéraments elle est plus ou moins apparente ! Je ne parle pas seulement de la jalousie envers d’éventuelles aventures ou liaisons mais aussi de la jalousie innée du garçon vers sa conjointe si elle est plus indépendante que lui (financièrement, intellectuellement ou même relationnellement) ou de la jalousie secrète d’une fille envers une amie de son conjoint, la fille qui par souci de paraître vieux jeu ne le montre pas, en faisant semblant de comprendre que l’amour de sa vie puisse partager son temps, ses pensées et ses discussions avec une autre fille qu’elle-même ; autre cas de jalousie, celui du père jaloux (inconsciemment) de ses propres enfants, qui ont peu à peu pris la place et l’affection que sa femme lui portait.
Tous ces sentiments sont présents dans chacun de nous … mais selon l’individu et la vue qu’il a de lui-même, il peut les montrer ou au contraire les cacher, n’importe qui, qui aura beau dire : « je ne suis pas de nature jalouse !» ressentira ce petit pincement au cœur lorsqu’il verra les yeux d’un autre ou d’un ex plongés dans le regard de son âme sœur… (C’est plus fort que lui)
J’ai aussi l’intime sentiment que Amour (avec un grand A, j’insiste) rime obligatoirement avec possession, concession, sacrifice et aussi et surtout avec souffrance. Je sais : vous pensez sûrement que souffrance est un mot un peu fort, mais c’est la stricte vérité, dans le cas d’un amour réel et intense, la souffrance et le sentiment d’injustice sont des constantes importantes qui mettent souvent le piment dans le couple (et lui procurent sa force) mais aussi et surtout du poison car beaucoup de personnes n’arrivent pas à s’en défaire et peu à peu ne voient dans leur couple plus que cette souffrance et finissent par renoncer à l’amour rien que pour s’en débarrasser. Plusieurs facteurs (je sais, c’est un mot un peu scientifique mais il explique exactement ce que je veut dire) peuvent provoquer ce genre de malaise :
L’absence de l’être aimé – même justifiée – nous conduit à souffrir et à lui en vouloir même s’il n’y est pour rien.
Autre facteur, celui que j’appelle le syndrome du plus ou du moins, le couple va de l’avant tant que ses deux parties ont la conviction qu’ils s’aiment de la même façon et autant l’un que l’autre, mais à partir du moment où pour une raison ou pour une autre, l’un des deux a perdu cette conviction - même si ça n’est pas la réalité et que ça n’est qu’une impression – la souffrance s’empare des deux parties, l’un souffre pour montrer à l’autre à quel point il l’aime pendant que l’autre souffre en étant certain que son compagnon ne l’aimerait jamais autant que lui il ne l’aime.
Le sexe, lui aussi, a réussi à séparer bien des amoureux, en dépit de leur amour aussi grand puisse-t-il être (leur amour, bien sûr !!), pour les hommes autant que pour les femmes, le sexe est parfois source de malaise et de conflit, pourquoi ?? Je ne saurais quoi répondre, comment une chose aussi dépendante de l’amour peut-elle se retourner contre lui ? Ça sera – pour moi – toujours un grand mystère.
Dans tous les cas cités auparavant et dans bien d’autres, l’amour dans le couple est toujours intact mais la souffrance – je ne sais de quelle façon – parvient à s’immiscer entre les deux personnes et souvent réussit à détruire le lien qui les unissait, dans le cas contraire, leur lien ne sera que plus solide et leur amour plus fort. »
Et maintenant, qu’est ce qui a changé ??
En réalité, tout a changé ! La vision que j’avais de l’amour n’est plus pareille, il ne s’agit plus de couple comme j’en ai parlé, ce n’est plus deux personnes égoïstes qui se battent pour savoir lequel aime l’autre le plus ou le moins, ni de savoir qui est présent ou absent, ni de sexe, ni de jalousie … car tout cela n’est pas aussi lié au couple que l’on pourrait le croire, cela n’a rien à voir avec lui, mais plutôt avec l’individu. Alors que l’amour (le vrai, le grand amour) n’a besoin de rien ; il lui suffit d’exister et le reste ne compte plus.
Il n'y a pas si longtemps, pour une des raisons qui ont précédé (ou pour plusieurs d’entre elles), j’avais dit à la personne qui compte le plus pour moi qu’il ne suffisait pas d’aimer ; que l’amour n’était qu’un maillon d’une chaîne – certes, un maillon important – mais pas le seul. Une chaîne qui comportait d’être ensemble, de faire des sacrifices, des concessions … foutaises ! Ce fut l’une des plus grandes – excusez moi du terme – conneries que j’ai dites, que j’ai sincèrement pensées et en quoi je croyais.
Et dieu merci, je me réjouis maintenant que ça n’ait pas eu des conséquences tragiques, car ça aurait pu, si il n'y avait pas eu en face de moi la plus extraordinaire personne qui soit.
Ce qui a changé, c’est que dorénavant il suffit justement d’aimer et rien d’autre … il n y a rien de plus beau que l’amour sans conditions (ce qui est un pléonasme assez grave, puisque aimer pour ma part et depuis pas très longtemps, signifie aimer sans conditions) sans possession de l’autre, sans sacrifice. Aimer pour le plaisir d’aimer, ne penser à rien d’autre qu’à l’amour qu’on éprouve pour l’autre et à l’amour que l’autre éprouve pour nous ; voila ce qui a changé en moi depuis ma lecture de « Onze minutes », certains d’entre vous penseront que c’est assez radical comme changement, j’en suis totalement conscient et aussi totalement heureux que ça me soit arrivé.
… Et l’orgueil ??
Je n’en ai plus, en tout cas pas avec la personne que j’aime ; c’est vraiment idiot de laisser l’orgueil venir gâcher une histoire entre deux personnes qui s’aiment et qui ne sont sur terre rien que pour être ensemble, l’orgueil est un sentiment égoïste qui fait croire que rien n’a d’importance devant le regard des gens, car l’orgueil est avant tout une réaction à ce que pourraient penser les gens étrangers au couple ; Sacrifier l’histoire de sa vie rien que parce que l’autre a commis une erreur ! Je trouve ça totalement idiot. Pour moi la seule raison valable qui pourrait pousser un couple à se séparer est de ne plus s’aimer.
Si on y réfléchit bien, cette nouvelle conception de l’amour concorde parfaitement avec la philosophie qui consiste à vivre sa vie aussi intensément que possible sans s’encombrer des futilités qui ne font que remettre à plus tard ce qui est important, c'est-à-dire les rêves, les passions et les ambitions… En effet, en amour il faudrait se débarrasser de la souffrance et ne penser qu’aux sentiments qui nous font avancer, oubliant les faux problèmes qui – à la longue – peuvent en devenir de sérieux.
« Carpe Diem », voila la devise avec laquelle dorénavant je vais essayer de vivre, la devise qui va diriger le fonctionnement de mon coeur, de mes amours, de mes amitiés et même de mon cerveau.
CARPE DIEM ?
(28/09/2005 13:54)
« Je m’en allai dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l’heure de ma mort, que je n’avais pas vécu.1»
Voila qui (pour moi) explique exactement le sens de Carpe Diem ; vivre sa vie, ne plus attendre, ne plus retarder, ne plus oublier et avant tout continuer à rêver. Les gens pensent toujours réaliser leurs rêves en trouvant du travail, fondant une famille et s’installant dans une belle maison – dans mon pays plus que dans d’autres – mais ce qu’ignorent ces personnes, c’est que ce mode de vie n’est qu’un formatage social adopté depuis un ou deux siècles, que la vraie vie ne réside pas que dans le fait de réussir socialement ni de posséder ce que les autres ont des difficultés à avoir ! Généralement, ces types de personnes réalisent trop tard lorsqu’ils ont tout « réussi », que leur vie n’a été que travail, routine et ennui, qu’ils n’avaient plus ressenti des sentiments tels que l’excitation, l’amour, l’envie ou le désir depuis trop longtemps… Leurs vies ne deviennent alors que mépris de soi-même, que désolation et regrets, pendant que la fin de leur pseudo vie approche.
Pire, il y a des gens qui ne s’en rendent même pas compte, qui croient que la vie est ainsi faite, que le séjour d’un homme sur terre doit être exclusivement consacré à trimer, travailler et réussir. Je ne peux qu’être triste pour eux. D’autant plus que l’un n’empêche pas l’autre, que vivre normalement et vivre ses rêves n’est pas incompatible, et c’est cette conviction qui va me guider – Inchallah - pour « réussir » au sens véritable du mot.
Ceux d’entre vous qui pensent que cette philosophie est risquée et que beaucoup de personnes qui l’ont adoptée se sont retrouvés sans rien, sans avenir, sans argent ou même sont devenu fous, à ceux-là je dis que le jeu en vaut la chandelle, que je préfère finir fou et sans un sou, que de finir amer et aigri, regrettant tout ce que j’ai fait de ma vie, que la vie est ainsi faite et que si le destin m'a tracé cette route, je m’y promènerai avec tout le bonheur du monde dans mon cœur, mon but étant de ne jamais rien regretter et de mourir ma tête pleine de souvenirs.
Quelqu’un comme moi qui parle de destin, c’est assez paradoxal : dire que j’aimerais avoir vécu sans rentrer dans le moule social actuel, que ma vie ne dépend que de moi et croire au destin… J’y crois mais comme souvent, à ma manière. J’ai souvent réfléchi au destin, au fait que Dieu – Et oui, je crois en Dieu - nous ait pourvu d’une carte qui nous guide vers la fin de notre vie et que nous (curieux êtres que nous sommes) nous sentons obligés de la suivre, oubliant de ce fait qu’elle nous conduit inlassablement vers notre point de départ ; et je pense vraiment que chacun d’entre nous est lié à son destin, que notre vie n’est qu’une immense équation répondant à d’innombrables paramètres qui influent sur son cours, mais que cette équation est la même pour tous. La maîtrise de notre destin réside dans le fait que c’est nous qui régissons ces paramètres… et pour vous convaincre d’avantage il n'y a qu’à regarder des personnes qui se ressemblent (socialement, intellectuellement, idéologiquement et même physiquement) : tous - si on s’attarde sur le cours de leur vie - ont fait les mêmes choix, ont pris les mêmes décisions, donc ont régi les fameux paramètres de la même façon, ce qui rend le résultat de l’équation presque identique. (À prendre avec un immense recul et au nième degré).
Pour être plus clair – ou plus confus – je vous propose de comparer une simple équation mathématique avec notre fameuse équation : La première nécessite par exemple deux paramètres et faisant l’addition entre ces deux derniers nous donnera un certain résultat, la deuxième fonctionne de la même manière mais à peu de choses près, que les paramètres dans ce cas sont nettement plus nombreux (génétique, environnement, tempérament de la personne, éducation, fréquentation, culture … etc.), ces paramètres influent plus ou moins sur notre équation (ce qui équivaut aux coefficients dans les équations courantes) et en leur appliquant des opérations de la même manière que l’addition (ces opérations pouvant être des événements, des émotions ou autres) on obtiendra le résultat de l’équation. Je sais qu’en y réfléchissant vous serez d’accord avec moi …
Je veux en venir au fait que la vie n’est pas toute tracée pour telle ou telle personne – comme parfois on pourrait le croire – et que chacun, s’il sait bien s’y prendre, pourra vivre heureux et satisfait de son existence quelle que soit sa situation… Je suis conscient que parmi vous, certains se disent que ça n’est pas tout à fait vrai et je crois que vous auriez raison, mais je préfère penser le contraire.
PAUSE REFLEXION
(05/10/2005 15:11)
Depuis que j'ai commencé l’écriture de ce livre j’ai découvert en moi un changement assez gênant. En fait, je n’arrive plus à m’empêcher de réfléchir, d’analyser et de penser à tout ce qui m’entoure… ça n’arrête pas de bouillonner dans ma tête ; tout est sujet à réflexion :
Il suffit que je voie ou que j’entende quelque chose pour que la machine se mette en route - Une chanson, un film, une discussion, une bagarre, une remarque, tout est prétexte à réflexion … Il n'y a pas deux jours de cela, je me suis lancé dans un grand débat avec moi-même sur le vrai sens de la vie - j’avais même mis en question certains de mes idéaux - rien que parce que j’avais aperçu à travers la fenêtre d’un bus une femme qui regardait dans ma direction – sûrement regardait-elle le bus ou autre chose – mais le fait qu’elle m’ait fixé des yeux à ce moment précis de ma vie me fit me poser plein de questions : Pourquoi le destin nous fait-il rencontrer des personnes qui n’ont aucune (même infime) influence sur le déroulement de nos vies ? Pourquoi faire des rencontres vides de sens ? Pourquoi y a-t-il tant de personnes sur terre ? mais en pensant cela, je me suis rendu compte que le seul fait qu’après avoir partagé ce regard avec une inconnue (dont je ne vais sûrement plus jamais me rappeler) m'a inspiré des choses qui peut-être auront une quelconque importance sur la suite de mon existence.
Etais-je attiré par cette jeune femme ? Peut-être, sûrement … mais ça n'a aucune espèce d’importance. L’important, c’est que cette personne - sans qu’elle ne le sache - avait pris une place dans mes pensées ; elle qui ne dut même pas accorder une once d’importance à cet instant, était devenue le centre de mon univers pendant les moments qui ont suivi.
Combien de fois a-t-on traversé le regard de quelqu’un que nous ne verrons plus jamais ?
C’est aussi sans importance, ce qui importe c’est de savoir si ces instants là vont ou non avoir un impact sur nous, sur notre raisonnement, sur notre vie ou même sur notre futur… d’ailleurs je crois fermement que c’est des instants comme ceux-là qui nous aident à découvrir qui nous sommes vraiment !
Voila … voila ce dont je veux parler, il a suffi d’un événement ordinairement mineur pour que toutes les neurones de mon petit cerveau commencent à cogiter, c’est d’ailleurs pour ça que je vais essayer de retranscrire le maximum de mes nombreux conflits intérieurs dans ce livre… puisque c’est en écrivant que j’en ai hérité.
En discutant hier soir avec une amie à propos de l’amour et de ses problèmes, j’ai décidé qu’il fallait que j’écrive sans plus tarder sur ce sujet … Elle n’arrêtait pas d’essayer de m’expliquer que la solution à tout problème conjugal résidait dans la communication dans le couple, que le fait de se parler, de tout se dire permettait de ne pas commettre d’erreur et de minimiser les problèmes ; pendant que moi je pensais tout à fait le contraire : pourquoi inquiéter sa compagne avec des remises en question, des inquiétudes ou des craintes alors que tout ça pourrait être réglé sans son intervention ? … En fait, je pense que le fait de faire part de ses craintes sur le couple à sa compagne et croire que c’est pour le bien de ce dernier est un peu hypocrite, ce dont il est question dans ces cas là c’est la capacité de l’un à pouvoir affronter les problèmes (même si pour cela il doit en souffrir) sans forcément vouloir faire souffrir l’autre avec lui ; parce que le fait de se parler, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne divise pas la souffrance par deux mais fait que l’autre souffre autant – si ce n’est plus - que la personne elle-même.
… Maintenant que j’y réfléchis, j’ai un raisonnement assez cartésien et simple pour résoudre les problèmes sentimentaux … Si je peut vivre avec, alors le problème est réglé et ce n’est plus la peine d’en débattre sinon j’arrête tout, par ce que je sais que même si je pardonne ou que j’oublie ça ne sera ni vraiment pardonné, ni vraiment oublié …
(08/10/2005 01:44)
La notion de pardon n’existe pas chez moi, car tout dépend du problème ; comme je le disais : « Si je peux vivre avec, alors il n'y a pas de quoi pardonner ni oublier … et si je ne le peux pas, alors ce n’est plus la peine de continuer ». Pour moi pardonner c’est mentir, dans tous les cas il n'y a pas de pardon possible, je m’explique : Soit ce qui s’est passé ne pose pas de problèmes et dans ce cas il est inutile de pardonner ou de prétendre avoir pardonner, soit ce qui c’est passé a vraiment provoqué des blessures inguérissables et dans cet autre cas, il serait mensonge de dire que l’on a pardonné car le pardon implique l’oubli, la compréhension et le départ de nouveau sans rancœur, ni haine.
Tout réside dans la capacité de la personne à se projeter et à dire exactement si l’amour et la relation qu’il a avec sa compagne sont plus importants que la situation à laquelle il est confronté actuellement et aux erreurs éventuellement commises.

