Cordes orientales
Un texte de Wikipen.
En écoutant « Bruxelles » de Dick Annegarn j’écris encore pour ne pas penser,
De l’imagination là dessus, par écran interposé, j’en ai probablement à revendre.
C’est si facile : il suffit d’aligner des mots qui vont bien ensemble.
C’est un peu comme faire un dessin : une petite touche par-ci, un petit coup de gomme par-là.
Mais dans la vraie vie, celle qui nous préoccupe tous, celle qui nous fait rire ou pleurer, ça reste à voir…
Vendredi soir la peur du vide, je vais voir un spectacle, la salle est pleine, isolé dans la foule,
La musique me saoule, le crin-crin aigrelet des cordes orientales m’irrite,
La chanteuse a une belle voix mais je ne comprends rien à ce qu’elle dit,
J’ai dû dormir un peu, le guitariste joue toujours, je veux partir mais suis coincé,
Tout le monde applaudit sauf moi, j’ai hâte que ça se termine et je ne veux pas que ça s’arrête,
Samedi matin le réveil me réveille la peur du vide, je veux me rendormir mais n’y arrive pas,
La télé lobotomise et m’anesthésie, une priorité avoir l’esprit pris,
J’ai dû lui faire mal et j’ai mal, elle m’a fait mal aussi mais elle ne le sait pas,
Je dois parler, personne pour m’écouter, « Pour l’ordinateur peux-tu m’aider ? »
Pauvre excuse, pour sortir voir le visage ami de mon grand frère.
« Yo soy rebelde » cantado por Jeanette me hizo pensar en ti,
Pequeña mujer, pequeña niña, pequeño amor,
Oye mama, oye papa no castigues a tu hijo,
« Play Guitar » de John Cougar Mellencamp me sort de ma torpeur,
Faut qu’je bouje aurait dit Rita !

