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Croyais-tu, pauvre fou

Un texte de Wikipen.

Croyais-tu, pauvre fou, que faste et maquillage,
Que lumière et couleur, qu'espace et vain mirage
Auraient pu te suffire à gagner le bonheur?
Pourtant tu vois briller la richesse à la page
Dans le crasseux torchon de ta vie détracteur...

Croyais-tu, miséreux, que suffirait l'esprit
Pour remplir l'estomac de ton corps déconfit,
Comme si la douleur pouvait servir ta quête?
Tu as pourtant croisé ce rameur qui sourit,
Dans ce bateau coulant, continuant sa fête...

Et toi, pantin docile, aux devoirs sacrifiant,
T'isolant pour fonder, pour régner sur l'enfant,
Tu pensais respirer sous cette lourde masse ?
Et tu vois ces parents, pleins de vie, constamment,
S'épanouissant tant où ton âme s'efface...

Vous pouvez persister, vous pouvez vous enfuir,
Vous pouvez protester ou bien vous asservir
À la fatalité de votre vie placide.
Tout aurait pu suffire au bienheureux désir :
Le bonheur ne s'obtient, le bonheur se décide.