Douce innocence
Un texte de Wikipen.
J’aimerais pouvoir écrire, sur une mélodie décrire l’instant sans contretemps.
Rythmes exotiques sans psalmodies ésotériques.
Si vous pouviez vibrer comme je l’entends sur ces quelques mots peu importants !
Onomatopées si riches de sens car c’est le cœur qui donne le temps
Ici se forcer à écrire, à s’écrier pour un sens si distant !
Percussions et chants me font tourner en bourrique
Pensez quand même à remercier si ça vous donne la trique
Franchement qu’est-ce qu’on en a à foutre à moins d’être là pour le fric !
Bientôt trente ans que je me fais chier pour cette guerre que j’ai déclarée
Loin d’être à court de munitions je n’en demeure pas moins planqué
Se libérer des mots, les dépersonnaliser et kgédéklaré !
Ici Yakamonéyé et vous pouvez toujours de quoi que ce soit me flanquer
Je m’en fous, la seule chose qui compte c’est que ce soit carré
Et si vous pensez que pour la rime je vais enchaîner, vous vous trompez !
Rien à foutre des habitudes entérinées et des normes désuètes…
Bienvenus dans le nouveau monde, ici c’est la volupté !
Ce qui compte c’est l’émotion, la compréhension d’autrui et le son
J’aimerais être un néologisme citoyen, entre nous un mur mitoyen
Douce utopie, aigre-douce litanie et amères amitiés
Comment réunir les Candides du monde entier ?
Peu importe, écoutez !
Oh oh oh oh oh nous sommes l’un et le tout !
Un petit air de Goran Brégovitch et c’est le rêve…
Le vent fouette et le ressac s’abat sur la grève
Les Marine m’ont fait tourner la tête
Pour autant je ne suis pas avec l’une d’entre elles !
Marie-Jeanne te serai-je fidèle ?
Rien n’est moins sûr que cette improvisation
La puissance de l’induction dépasse nos présomptions
Et du coup je ne sais qu’affirmer sans ambitions !
De quatre on passe à deux, la faucheuse est passée par là
Le tempo s’accélère et je succombe irrationnellement…
À cette subtile folie !
Si vous pensiez que c’était fini, vous vous êtes trompés !
La mélodie est plus que jamais tonique, élastique et vous allez en redemander !
Mais comment l’écrire sans la tromper ? …
Douce innocence mon âme, mon impuissance et ma volonté
Comme un rituel égratigné de mille et une déceptions
Pourtant impossible d’oublier la joie de vivre, obnubilé
Par tant de musiques illuminées et ce n’est pas péjoratif
Contrairement à ce que pourraient croire les sceptiques
Les fosses leur vont si bien qu’ils en oublient les prémisses
Nous sommes tous des enfants avec leurs lots de caprices
De quatre, on passe à six, c’est comme les étoiles
Épargnez-moi le coup du berger, les mages sont depuis longtemps oblitérés
La fumée hante mes poumons atrophiés
Et nul ne pourra y remédier
Que dis-je ? Et cette voix n’est-elle pas ?
La panacée ou bien la volonté !
Déjà onze vies consumées et tant de chances inavouées
Alors permettez-moi de vous dire en aparté
Peu importent nos choix, tant que la vie nous porte au-delà
Vous pourrez trouver ça bête et invoquer les clichés
Faites tout de même attention à ne pas succomber
À la facilité dictée par des années d’insouciance spirituelle
Vous savez, sur le chemin, les gamelles se ramassent à la pelle !
Et si vous attendiez une huitaine de vers libres…
Pourquoi ne vous livrerais-je pas une redondance de vers à soie !
Envers à soi plutôt qu’envers et contre tous !
En verre à soi plutôt qu’envers et à l’endroit c’est mieux !
Mais c’est n’importe quoi !
Peu importe l’envers, ce qui compte c’est le décor sans oublier la médaille !

