La lune maudite
Un texte de Wikipen.
Une lueur blanche et froide
Coulait jusqu'à l'herbe fraîche.
Son éclat, plus brillant que le diamant,
Faisait un trou de lumière dans le ciel sombre.
Le parfum de la nature s'amplifiait
Et le silence devenait de plus en plus reposant,
Dans cette nuit propice
Aux sombres maléfices.
Et plus rien ne bougeait.
Rien ne venait troubler
Le grand apaisement
Surnaturel et imposant.
Pourtant...
Cette lune déchirée semblait attirer à elle
Bien des âmes tourmentées
Et assembler autour d'elle des êtres irréels
Apportant malédictions et sortilèges.
Quelle redoutable fête s'organisait ?
Ces créatures venaient-elles vénérer
Cette mère indifférente et cruelle ?
Ou voulaient-ils trouver un baume
À leurs blessures et leurs malheurs ?
Qu'attendait cet attroupement
De formes détestables aux couleurs agressives,
Amoncellement de monstruosités
Dévastatrices, difformes, repoussantes et grimaçantes ?
Et le bruit du silence rendait
Ce spectacle insoutenable.
Et la lune, idole désintéressée,
Qu'ils étaient venus adorer,
Regardait cette "procession" du coin de l'œil,
Amusée, ironique et hautaine,
Aussi glaciale que son aspect énigmatique.

