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La véritable histoire du Père Noël

Un texte de Wikipen.

Il y a très longtemps, bien avant que n’existe la fête de Noël, naquit un enfant que ses parents appelèrent Noël. Il grandit aimé de tous les gens du village. Il faisait quelques bêtises sans gravité. Il passa une enfance merveilleuse jusqu’à l’âge de 6 ans. La malchance, le mauvais sort, et la mauvaise fortune transformèrent ce bonheur en un malheur. Sans qu’il n’y puisse rien, ses parents moururent en même temps que d’autres personnes, le jour de son anniversaire, le vingt-neuf février, lors d’un tremblement de terre. Les survivants s'entraidèrent et décidèrent tous ensemble de supprimer ce jour du calendrier (sauf une fois tous les quatre ans pour s'en souvenir un peu quand même). Malheureusement pour Noël, il était le seul à ne pas avoir de famille parmi les rescapés. Nombreux étaient ceux qui auraient voulu lui donner un toit et à manger, mais les temps étaient trop durs. Il se retrouva donc seul. Il se rendit près d’un vieux sapin, son sapin préféré, celui qu’il aimait prendre dans ses bras. Et il se mit à lui parler comme lorsqu’il avait de petits malheurs. Éploré, il lui raconta ses peurs et ses angoisses. Il donna le maximum de détails. D’un seul coup toute la neige tomba de l’immense sapin qui tremblait. Noël n’en croyait pas ses yeux. Le sapin se transforma en une minuscule fée au visage d'ange qui se présenta sous le nom de Sylvia. Elle sécha les larmes de Noël et le consola de son mieux.

- Non, je ne peux pas faire revenir tes parents, ni les autres personnes qui t’aimaient, dit Sylvia en caressant la joue de Noël.

- Tu as pourtant des pouvoirs !

- J’ai trois sortilèges qui vont t’aider !

- Dites moi lesquels, je sais vite choisir !

- Non, comme tu as été un enfant adorable, je vais te faire profiter des trois !

- Oouaah!

- Sache d’abord que chacun d’entre eux à une limite dans le temps qui ne dépend que de toi !

- Dites-moi !

- En premier, dit la fée Sylvia en donnant un coup de baguette magique, tu vas devenir extrêmement habile de tes mains, tu pourras ainsi fabriquer ce dont tu auras besoin... jusqu’à ce que tu crées quelque chose de mauvais.

- C’est super ! Merci, tu es ma bonne étoile ! Je m’en souviendrai ! Je me contenterais de ce don si...

- ...si tu n’avais pas hâte de connaître le second?

- Oui!

Elle lui tend un sac en toile.

- Rentre dedans que je puisse le fermer.

- Je...

- Tu peux me faire confiance, j’ai d’autres pouvoirs que tu ne connais pas et qui ne te donneraient pas le temps d’hésiter.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Noël entra dans le sac. La fée Sylvia l’attrapa, le porta comme s’il était vide. Elle l’ouvrit et Noël en ressortit étourdit par ce qu’il avait vu dedans.

- C’est merveilleux dit-il ! Je... Nous... Enfin je...

- Je crois que tu as eu raison de me faire confiance, dit Sylvia en lui mettant le sac dans la main. Avec ce sac, tu peux te dédoubler, te multiplier et en faire de même avec tout ce que tu mettras à l’intérieur... jusqu’à ce que tu voles quelque chose.

- C’est de plus en plus prodigieux !

- Ton troisième et dernier don est encore plus étonnant !

Sylvia ramassa de la neige dans le creux de ses mains qu’elle tint comme une colombe. Elle prononça de sa douce voix, une phrase aux mots magiques qu’elle seule serait capable de répéter.

- Tiens, avale cette neige, et répète après moi: Je ne dirais de mal de personne, même en son absence!

- Je ne dirais du mal de personne, même en son absence!

- Te voilà immortel mon petit Noël !

Aussitôt la fée Sylvia disparu et le sapin réapparut, couvert de neige. Noël écarquilla les yeux. Il fit le tour du sapin, regarda aux alentours et comprit qu’il n’avait pas rêvé lorsqu’il sentit le sac dans sa main gauche. Il sauta de joie et cria un grand merci à la fée Sylvia. Il vit une branche du sapin bouger comme pour dire au revoir. Noël retourna voir les villageois qui lui avaient refusé le gîte et le couvert. À chaque fois qu’il en voyait un, il lui disait tout le mal qu’il pensait de lui, et en même temps il vieillissait d’une année. Il devint vite vieux, avec une barbe blanche. C’est à ce moment-là qu’il comprit l’interdit du dernier don. Il se mit à réfléchir, et retourna auprès du grand sapin.

- Fée Sylvia, aide-moi !

- Que veux-tu, demanda une voix qui venait de nulle part ?

- Je voudrais redevenir le jeune enfant que j’étais !

- C’est toi qui décides, mais es-tu seulement bien sûr de ce que tu veux ?

- Je... je... je...

- Fais la part des choses ! Prends ton temps ! Je te laisse réfléchir jusqu’au dernier jour de l’année. Alors tu reviendras me voir et je t’exaucerai !

Noël se trouva un coin isolé, se fabriqua une cabane en bois, et fit attention de ne rien fabriquer de mauvais, de ne rien voler, et surtout de ne rien dire en mal de qui que ce soit ! Il passa son temps à réfléchir. Il pesa le pour et le contre de la situation. Lorsqu’il regarda sur un calendrier, il vit qu’il lui restait une semaine avant de donner son choix à la fée Sylvia. Mais puisqu’il s’était décidé, il rejoignit le grand sapin à nouveau enneigé, et appela la fée Sylvia.

- Bonne fée Sylvia, c’est moi Noël !

La fée Sylvia apparut comme par enchantement!

- Comme je suis heureuse de te revoir !

- Je suis en avance parce que j’ai mûrement réfléchi! Je suis venu te remercier à nouveau de tout ce que tu as fait pour moi. Je ne t’en veux plus d’avoir déjà une barbe blanche. J’ai ce que je méritais ! Je surveille aussi mes pensées maintenant ! Je sais ce que je vais faire pour le restant de mes jours, qui seront heureux!

- Maintenant que je connais ton choix, montre-moi ce que tu caches dans le sac.

Noël, gêné, sortit un cadeau bien emballé et le tendit à la fée Sylvia.

- Voici un présent, pour vous bonne fée! je l’ai conçu et fabriqué moi-même spécialement pour vous !

La fée Sylvia, troublée par ce geste, eut rapidement les joues rouges. Elle ouvrit le cadeau et découvrit une paire de boucles d’oreilles en forme de flocon.

- Et j’ai d’autres cadeaux, je me suis dédoublé et même multiplié pour confectionner des cadeaux pour tous les gens du village. En fait, dans mon sac, j’ai surtout des jouets pour les enfants. Ça me rappelle les merveilleuses années que j’ai passé auprès de mes chers parents. Paix à leur âme ! Je crois qu’ils seraient fiers de me voir le sourire aux lèvres.

- Je te remercie Noël ! Elles me vont à ravir !

- Je dois vous quitter dame Sylvia ! J’ai une distribution à faire ! Je vais profiter de la nuit pour entrer chez tout le monde afin d’offrir des cadeaux, judicieusement choisis ! Merci !

- Bon vent, Noël, souhaita la fée Sylvia, radieuse, lorsqu’elle le vit partir.

Depuis cette nuit du 24 décembre au 25 décembre, Noël, qu’on appelle maintenant le Père Noël, sort de son sac qu‘il a installé dans une hotte, et distribue des myriades de jouets aux enfants, en souvenir de ses jeunes et belles années, et une multitude de cadeaux aux adultes afin qu’ils se rappellent qu’ils ont été des enfants. Au petit matin, leur joie suffit à son bonheur. Dorénavant on appelle ce jour le jour de Noël. Pour remercier la fée Sylvia, il adore qu’on décore un sapin d’or et d’argent.