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Le Livre d'Æternalis, Tome 1, ¤37

Un texte de Wikipen.

Colin rencontre Menjabrin dont le seul bonheur, la seule joie, le seul plaisir est de voir les autres se faire chier. Aussi il est de mauvaise humeur lorsqu’il voit quelqu’un heureux. Colin l’ignore rapidement et trace sa route. Il corrige une erreur d’orthographe faite sur une affiche. Il se rend compte après coup qu’il s’est fait remarqué parce qu’il s’agit d’une affiche de propagande d’un parti politique extrémiste. Derrière lui, quelqu’un sort son carnet pour dessiner la scène. Colin croit qu’il s’agit d’une arme et le tue à l’aide de son couteau. - Qu’attendez-vous, crie Colin le saigneur à la foule? Qu’attendiez-vous? Que je me laisse tuer sans me défendre? Que je me sacrifie? Je ne suis plus de ceux là! Ne croyez pas que c’est facile de tuer un homme! Surtout au surin, l’un contre l’autre, les yeux dans les yeux!
Sans jeter un coup d’œil au corps, il brûle l’affiche et quitte les lieux en courant. Il rade et parade dès qu’il voit une bombe sexuelle. Il veut faire chopin-chopine, puis coquin-coquine avec elles. Il achète et offre un énorme bouquet d’hétaïras à une vendeuse de fleurs.
- Je ne peux accepter, dit-elle.
Colin insiste. Elle rougit et refuse. Colin prend les fleurs, et les lance dans un container à ordures. Des passants viennent se servir. Quelqu’un en redonne une à la vendeuse qui refuse à nouveau. Colin trouve une photographie, un portrait. Il passe des heures à la regarder, à se demander de qui il s’agit et qu’elle peut être sa vie. Il entend la voix d’un chanteur qui s’égosille, se rapprocher. - C’est beau, dit ce pauvre hère en regardant par dessus l’épaule de Colin!
- Ah, bon, répond-il en lui glissant dans la poche.
La photo tombe. Colin s’aperçoit alors que cette loque humaine qu’il a devant lui n’a qu’un nu-pied. Il lui propose de lui acheter des chaussures. Celui-ci préfèrerait s’offrir une âme. Ils parlent et cheminent jusqu’à un cimetière. L’homme blanc à la gueule de bois entame une samba et crie vers Colin:
- Le pire irrespect dans un tel lieu est de ne pas profiter de la vie. Je me prénomme L’Avile. Je suis un ancien riche et un nouveau pauvre. J’avais fait fortune grâce aux droits d’auteurs d’un petit dessin de mon grand-père qui du succès depuis peu! Seul ce dessin a eu du succès. Pas le millier d’autres dessins. Cela parce qu’un artiste côté s’est inspiré de ce dessin et pas des autres. Ils boivent ensemble pendant des heures, font l’amour puis déambulent à la recherche de l’originalité. Ils prient une heure devant une bite métallique sur laquelle se trouve une crotte de chien. Ils finissent par prendre le métro. Colin est reconnu par la foule. C’est le délire. Il contemple la violence. Il comprend vite que les combattants sont munis de nombreux fromages frais, de pommes des bois blettes et de gigantesques champignons des prairies. L’Avile meurt asphyxié, puis il est piétiné. Colin est porté à bout de bras. À la station suivante il parvient à s’échapper. À l’aube, il discute avec un coolie qui lors d’une de ses visites dans un immeuble pour deux paquets s’est trompé entre les indications d’étage des deux destinataires. En poussant une porte, il est tombé sur un mec en train de se branler. Il est reparti et s’est rendu compte après s’être occupé de ce premier paquet que le deuxième paquet est pour le grand masturbateur. Le coolie plein d’émotions raconte son trouble à Colin puis poursuit ses livraisons.
Colin se rend alors dans sa maison à la campagne. Il a acheté des chevaux en liberté qui vont l’amble dans un terrain immense, aux jouettes par milliers. Hybris y peint sa fidèle kinixys. Dès qu’elle entend son père arriver, elle demande:
- Papa, pourquoi n’y a-t-il pas de rouge dans la prairie?
- Tiens! Un nouveau jaune, dit Colin en regardant la toile!... C’est quoi ce bleu?
Colin s’écarte du tableau et arrache un chardon. Le gazon est maintenant nickel. C’est à ce moment qu’il s’aperçoit qu’il a en main de l’herbe aux goutteux, alors il la mange, se prend la tête entre les mains et fond en larmes. Il rentre dans sa chambre. Un vase rouge orné de liens hua est posé sur la table de nuit. Colin le prend dans ses bras, l’observe en détail et sourit. Assis, sur le rebord du lit, il sent la fleur, ferme les yeux et s’allonge. Il fait la sieste pendant plus d’une heure. Une volée de perruches omnicolores le réveille et une voix surgit:
- Écoute Colin, toi qui ne sais pas dire merci, je vais te tuer, moi, Bõdhïapoptose... Regarde, je porte en souvenir de Nuage ce diamant au cou. Qu’es-tu, toi qui n’as pas pris le temps de me nommer ni de m’aimer?
Bõdhiesus ficelle Colin avec force. Bõdhiliber se déshabille devant lui. Bõdhiq lui montre son mépris infranchissable pour le regard qu’il porte sur son corps qui le fait bander.
- Inhale mes hormones surexcitées, dit Bõdhividar. Ressens, Papa! Souffres de ne pouvoir me prendre. Savoure cette abstinence, profites de mon corps avant que tu ne le goûtes, avant qu’il ne te révulse. Bientôt, quand tu le toucheras, il te fera vomir!
Bõdhigargantua viole Colin pendant des heures avec originalité jusqu’à ce que la peau de son pénis soit en sang dans le seul but médiat de venger Nuage. Nuage, sa mère trahie, violée, assassinée, désavouée par cet homme maudit que Bõdhiuws abhorre.
- J’en ai marre d’enceigner, dit Bõdhilutongpin!
Bõdhirãgarãja s’écarte de Colin. Bõdhifushõ se tatoue un dragon d’or à l’épaule droite. Bõdhifudõ attend les huit secondes de cicatrisation.
- Maintenant je peux prendre un bain de sperme, reprend Bõdhitlazolteotl. Bõdhinanna se baigne, boit ce sperme et le recrache en l’air. Puis Bõdhigwrac’h se lave en détail. Bõdhiheledd menace Colin avec son arme.
- La vie te va à ravir, dit Bõdhikernunnos lorsqu’une déflagration envahie la pièce!
Hybris, sans la reconnaître vient de tirer sur Bõdhiforsete, qui, blessée, parvient à s’échapper avec difficulté. Hybris délivre Colin.
- Moi vivant, Bõdhi continuera sa quête, dit Colin.
Hybris, bouleversée d’avoir faillit tuer sa sœur, emmène Colin à l’hôpital des artistes où il est langoureusement bichonné pendant plusieurs jours.
- Tu boutonnes Bray avec Cappy, lui dit Hybris lorsqu’il met, sans symétrie, les boutons de sa chemise.
- Dès que je serai rétablit, dit-il, j’agirai enfin en mon âme et conscience. Je me battrai pour une vie meilleure sans compromis.
- Et que fais-tu de Bõdhi? Tu ne peux te réconcilier avec elle?
- Bõdhi? Si j’étais un mauvais croyant je dirais: « Dieu hait son âme! » Je ne peux rien pour elle! Elle veut des excuses? Je ne lui dois rien! Par contre, ELLE me doit la vie!
- Elle te doit quelques gouttes de sperme!
- Pour moi l’affaire est close!


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