Le Livre d'Æternalis, Tome 1, ¤40
Un texte de Wikipen.
Colin parle comme un illuminé:
- Je suis un croyant qui s’ignorait. Je serai suivit parce que c’est la vue de la ferveur qui entoure une cause qui aiguillonne les jeunes gens, non pas la cause elle-même. Fini le dieu des Couci-Couça! Fini la petite déité! Fini les souverains poncifs! Fini le régime théologique! Fini les quintuplés, fils de Dieu! Fini le Bunda-Buddha! Les pensées suivantes ne sont pas forcément nouvelles, ni originales, mais elles me semblent essentielles, non pour elles-mêmes mais par ce qu’elles impliquent. L’Occident est en train de décliner. La machine après avoir tourné à plein régime risque soit de serrer pour surchauffe financière et trop plein de biens de consommation, soit de s’arrêter par manque d’énergie. Beaucoup de personnes manquent du nécessaire pour vivre décemment. La cause en est qu’elles ne peuvent pas payer ce dont elles ont besoin. Ces personnes voudraient posséder de l’argent. Or pour avoir de l’argent quand on en a pas il n’y a que deux solutions: le gagner ou le voler. Le vol est à éviter a priori mais ceci n’est qu’un a priori. Le gain pose problème. Pour gagner de l’argent il faut le mériter. Le but est donc de travailler. Mais quand il n’y a pas assez de travail pour tout le monde soit la solidarité vient en aide aux démunis, solution difficilement plausible, soit les démunis s’aident eux-mêmes. Le problème est qu’ils sont tellement démunis qu’ils ont déjà du mal à vivre avant de pouvoir tenter de vivre décemment. Donc, si la solidarité n’est pas suffisante, le vol prendra le relais. Et le vol pourra être combattu, rien n’y changera. Alors il faut que l’imposition suive le schéma suivant: À nul ne doit rester moins d’argent qu’à un autre qui a été imposé de façon moindre. La répartition se fait comme suit: Toute personne, même non occidentale, reçoit un revenu minimum. Si la personne n’est pas majeure, nul ne peut disposer de son argent sinon elle-même à sa majorité. Nul, sauf cas particuliers, ne touchera d’argent, même à sa majorité, s’il n’a pas appris à lire, à écrire, à réciter par cœur, à montrer sa capacité à analyser, à synthétiser, à compter et à connaître les ordres de grandeurs, et tout ceci dans la langue officielle de l’endroit où il réside. Dans chaque entreprise citoyenne, un pourcentage des bénéfices sera divisé entre les salariés, un pourcentage des bénéfices sera consacré à la formation des salariés, un pourcentage des bénéfices sera partagé entre les actionnaires, le pourcentage restant des bénéfices sera réinvesti dans l’entreprise. Les ouvriers auront un droit de regard instantané et total sur les décisions prises par la direction. Il ne faut pas oublier que les banques créent de l’inflation de par les prêts qu’elles accordent. Est-ce compensé par la croissance engendrée? Pas forcément. Le hic est que les banques prêtent davantage d’argent qu’elles en disposent. Ces prêts inconsidérés engendrent de l’inflation en augmentant la masse financière comme une vulgaire planche à billets le ferait. Il faudrait donc qu’elles ne prêtent que l’argent dont elles disposent réellement. Un manque d’investissement apparaîtrait. La solution est d’accorder, à quiconque possède de l’argent et qui en a les possibilités sans aucun risque, le droit de prêter de l’argent si cela se fait de façon officielle par acte notarié. Bien sûr le notaire ne toucherait pas un pourcentage de l’argent prêté mais juste un peu plus que ce qui convient à faire enregistrer l’acte. Toute personne physique ou morale ayant prêté de l’argent avec intérêts sans l’officialiser serait considéré hors la loi. Les banques sont à l’argent ce que les trous noirs sont à la matière. Pour relancer l’économie, il faut trouver de nouveaux emplois, or les seuls qui peuvent se permettre de créer de nouveaux emplois sont les riches. La solution est donc de trouver de nouveaux produits de consommation pour les riches. Ces biens doivent être recyclables et leur création ne doit pas engendrer de pollution.
Colin, entre autres propos, ajoute:
- Je suis partisan de la lutte contre la misère des êtres vivants. Il est plus que temps de résister! Moi, Colin, écrivain de parole, je jure de donner ma vie pour le salut de mes frères qui constituent l’humanité et s’il le faut, de mourir pour défendre la vérité. Le devoir auquel je me consacre est de préparer pour l’humanité un moment de suprême conscience d’elle-même. Ces bonnes paroles tentent de ramener la lumière. Il faut commencer par les enfants. Leur apprendre à se nourrir de façon équilibrée et surtout à vivre ensemble. Beaucoup de personnes n’ont pas le loisir ni la volonté de s’intéresser au monde dans lequel ils vivent. Ils se contentent d’y vivre de leur mieux. C’est dommage! D’après moi se renseigner sur les problèmes que pose le monde n’est pas forcément une perte de temps. Il est remarquable de constater que si la plupart des humains pouvait se passer de téléviseur et désirait passer son temps à s’instruire alors le monde serait tout autre, pas forcément plus juste, ni plus humain, mais différent. L’éducation me semble encore une fois le moyen prioritaire pour tendre vers une certaine harmonie. Mais le problème des idées est qu’elles se propagent moins vite que les dangers qu’elles comportent. Telle une blessure, les écrits du destin s’infectent. C’est bien pour cela que je crains toujours de proposer une idée. Je le fais pourtant. Je ne suis pas là pour vous éviter les choses susceptibles de vous faire de la peine.

