Le corbeau
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Il était une fois
Le cœur d’un oiseau
rage
Hissant son drapeau
clappe
Crissant son rabot
râpe
Des mains dans la terre et le sang
Pouvoir se trouver sans papiers
Sans pourparlers
sans haut-parleurs populaires
Sans marteau pour lui murmurer dans son casque
Faire
Une peur pour une fois
Une peur d’humain
le bec grand ouvert
Croassant en plein jour
Cassant de l’épouvantail
De New York à Bagdad
Les deux pieds bien plantés dans la boue
Debout sur son fil de fer barbelé
Sans voir le bout ou le début d’un sens
Se faire avoir encore une fois
une toute dernière
Le butoir bien en évidence
À grands coups de foutoir dans les reins
Il vient voler ta semence au champ levé
T’en as marre tu t’abstiens de retenir ton orgasme
Plus longtemps
Crie écris sans plume pour voler
Du bois vert dans les dents du haut du bas
Peu importe comment tu bois ta bistouille
Ton chéri chagrin entremêlé de partouses
Pour un
c’est un pour tous
Ma foi
Ma douce colombe tu me fous des fourmis
Dans tes trompes la mort sonne la fin des combats
Les pieds rivés dans la rivière éternellement
Le baiser du corbeau
Engendre de beaux et nombreux diables

