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Le dôme de Venice

Un texte de Wikipen.

Une bonne humeur, juste une forme,
un bon vin, quelques mots...
le temps se trimbale avec nous le long de doux sourires,
l'instant de joutes sexy parsemant une nuit absente par désintérêt.


Ce contact, juste le premier contact,
effleurer l'autre de quelques intimités immédiates...
Ce n'est pas grand-chose,
l'espace qui nous sépare un temps de l'autre côté du miroir.


Le bouleversement, quelque chose de non théorique,
une hypothèse jusque là jamais soulevée,
un terrain accidenté mais excitant,
des instants que nous eussions préféré rejoindre mais que l'on se sublime à découvrir...


Juste une seconde, le temps, cette force créée par l'être,
le temps déchiré et stoppé d'un coup net.
Sans date, ni heure, le nirvana d'une attention, d'une douce frénésie,
la perception des chairs glissantes comme sur un duvet de soie.


Une goutte de transpiration, le repli d'un drap chaud,
la lente progression du frisson, le duel feutré d'un jeu convenu,
respirer un sentiment et caresser l'enthousiasme,
jouxter les membres et sentir l'orgasme.


Caresser et transmettre ce doux frisson,
une bonne humeur, juste une forme,
ce n'est pas grand-chose,
des instants que nous eussions préféré rejoindre mais que l'on se sublime à découvrir.