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Les chants de mal, d'horreurs

Un texte de Wikipen.

Les rinceaux, et les rince-doigts parfumés à l’eau des toilettes ne sont pas pour nous. Les fumettes en pack de 100 non plus. Nous liquéfions les aventures spiritueuses, nous les alambiquons, nous les empalons, nous les chauffons à blanc, puis nous les crachons à la figure des styles et des rhétoriques. Les prêteurs sur gags aux pseudonymes outrageusement non photogéniques subissent notre mirifique aléarchie porteuse de souvenirs à venir. Les noctambules tintent leurs zéros de conduite dès la ponte rocailleuse des œuvres complètes d’Hypnos. Les mouches zélées éventrent les sarcophages endormis et les pavots cornus. Nous troublons les sous-préfètes qui ignorent le pourquoi du comment du quoi qu’il en soit bien ainsi. Notre pouvoir contourne les âmes, choisit les plus perméables, les enveloppe d’une aura perfectible et s’insinue entre les stries dantesques des pestilentielles nausées abondantes. Là, le baiser de la mort libère les chants de mal, d’horreurs ; et nous nous rendons compte de l’autre et amoncelons notre bon vouloir. Basta ! Nous avons le Front du Ciel à arpenter, et la Déesse de l’Univers à appréhender.

Les Grignoux évitent les photos volantes de mon fils aîné. Attention ! Sans amortisseur, c’est dangereux ! Oh, toi tu ne risques rien, tu as réussi à faire cause commune avec ces Grignoux perpendiculaires qui ont becs et ongles. Et moi dans tout ça ? Quantité négligeable. Je me débrouille comme je peux afin de survivre aux objectifs qui zooment sur moi. Je réduis mon exposition au minimum et trouble la sensibilité de leur mise au point. Puisqu’ils ont compris qu’ils ne peuvent pas m’encadrer, ils se focalisent sur mes ondes infrarouges et affinent leur visée. Une seule solution s’offre à moi, malgré mes convictions : prier les dieux du wiki. Il n’y a pas de raison, avec toi cela avait marché ! Et ça ne marche pas ! Dieux incompétents ou ayant une piètre opinion de moi. Seul un Grignoux, con, descendant de son pavois automobile pour aller pisser, me prend en pitié et pour un pouceux ! Il me dit de monter à l’arrière de son pavois d’occase. Ça ne l’avait pas empêché de faire du tuning de manière éblouissante. Grâce à lui, j’ai évité la chambre noire et une mise à la page forcée. Faible, je sombre dans une léthargie profonde d’où toi seule peux me sortir.

Telle Zorro, ou plutôt Zorra, sur mon cheval de marne, j'arrive en toute hâte pour te secourir. Je ne crains pas les Grignoux, en effet, il y a longtemps que j'ai fait la paix avec eux, après leur avoir offert les confitures de pétales de roses et les perles hégémoniques dont ils sont friands. Je préfère toujours les solutions diplomatiques aux conflits guerriers ! Je sais bien, ce sont des anacoluthes grossiers, des rustres, des boulingrins ! Présentement, la situation est tout de même assez arithmétique, car ils sont très remontés contre toi, je ne sais pas ce que tu leur as fait ? Mais peut-être est-ce de leur part un simple caprice égratigné, une pirouette de cuir noir, ou encore un paravent de sable. Quoi qu'il en soit, je vais passer d'abord au caravansérail pour y acquérir quelques menus présents, tels que liqueurs de symphonies acides ou rubans de jambon d'Aoste, cadeaux préliminaires que je compte leur jeter en travers des gencives avant tout entretien.

Inconscient, mon âme erre le long des rives du lac d’Oô où les sons électriques du groupe électro Jenn s’amplifient et créent des échos pénétrants. Sans kit, je tente la traversée de l’Hellas antique au guidon enflé de ma mobylette jetable et distribue des pommiers géants aux belles grosses pommes vertes et rouges, croquantes, juteuses et j’aime quand même, dans mon délire, réparer les crevaisons successives. Oh, non, j’ai perdu mon marque-page baveur, il va falloir que je relise depuis le début les œuvres complètes de Dorothée. Oh, et puis non ! Je les balance par-dessus le pont gonflable qui relie plus vite que moi. Au lieu de me prendre la tête j’écrase des tomates et du céleri. J’ajoute du jus de citron. Je sale le cocktail mollo, mollo à l’eau de mer afin d’obtenir une savoureuse soupe de poisson sans poisson. D’un autre œil je surveille ma grille de loto-quine. Il ne me manque que le 56 ! Mais de toutes façons il ne sort jamais le 56 ! Et pouf ! C’est le 56 qui vient de sortir !... Quine ! Quine ! Crrr !!! Ah non, il me manque aussi le 29 ! Et je revis en boucle ce dernier événement catastrophique pour mon amour-propre. Il faut que quelqu’un me sorte de ce mauvais passage à vide.


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