Les trois petits pois
Un texte de Wikipen.
Il était une fois trois petits pois qui roulaient le long d’un chemin qui les menaient à l’école. Ils étaient frères et n’avaient qu’un cœur. Ils étaient fiers et n’avaient pas peur. Ils roulaient des mécaniques, se prenaient pour des boules de bowling et s’amusaient à aplatir les feuilles d’herbes, les fleurs et autres plantes leur faisant obstacle.
Mais un jour le plus petit d’entre eux, le petit pois extra-fin, tomba dans un trou. « Un gîte de lièvre », s’exclama l’aîné des trois. Le petit pois fin regarda son petit frère au fond du trou, puis son grand frère qui lui devait certainement savoir quoi faire. « Place aux experts » dit l’aîné. Il écarta le petit pois fin, il recula de trente centimètres, il prit son élan, roula de plus en plus vite et se laissa tomber dans le gîte. Arrivé en bas, il poussa le petit pois extra-fin, et grâce à son élan réussit à remonter la pente en compagnie de son petit frère. « Ouf ! »s’écrièrent les trois frères.
Et ils repartirent de plus belle, pour ne pas être en retard à l’école, l’aîné devant. Arrivés à mi-chemin, les deux petits pois s’essoufflèrent. Ils s’arrêtèrent. « Attends-nous », dirent-ils à leur aîné. Celui-ci se retourna sans s’arrêter, les regarda et leur dit : « Voyez-vous cette taupinière ? Je vais y grimper et lorsque vous serez reposés, je la dévalerai et vous rattraperai. »
Les deux jeunes pois regardèrent leur frère accélérer son roulement. Il dut s’y reprendre cinq fois pour atteindre le sommet. « Que c’est beau ! Quelle vue magnifique ! Quel spectacle ! Quel panorama ! » dit-il, fier de lui. Il vit au loin deux petits points. « Il doit s’agir de mes frères », se dit-il. Il fit le tour du sommet de la taupinière et s’émerveilla de chaque point de vue, quand tout à coup un bruit d’éboulement se fit entendre.
Les deux petits pois roulèrent à toute allure en direction de la taupinière. Ils ne virent plus leur aîné. Ils l’ont seulement entendu crier. Alors, « Qu’est-il devenu ? », se demandèrent-ils. Au pied de la taupinière, ils levèrent les yeux. « Comment notre frère aîné, un simple petit pois, a-t-il pu atteindre le sommet ? Quel exploit ! Il est impossible de l’imiter ! »
C’est à ce moment-là qu’ils entendirent une voix venant de nulle part leur dire : « … suis là… terre… aidez… secours… » La stupeur laissa place à l’espérance : « C’est notre frère ! » Ils crièrent : « Nous sommes là ! Où es-tu ? » Ils se turent et tendirent l’oreille. Une réponse vint rapidement : « Ici ! » À quelques centimètres d’eux, la terre bougea. Ils creusèrent à l’aide de petits cailloux plats. La terre s’écroula d’un coup, et leur frère aîné, sauf apparut sous les décombres. À deux, ils le tirèrent hors de ce trou. Quelle joie de tous se revoir ! « Je me suis retrouvé après l’éboulement dans des galeries sans fin jusqu’à ce que je vous entende. »
Heureusement, il doit s’agir d’une taupinière abandonnée. Je n’ai vu aucune taupe. » dit-il lorsque tout-à-coup une ombre gigantesque les surplomba. Ils ne cessèrent de rouler qu’une fois arrivés à l’école.
Ils prirent souvent encore le chemin de l’école. Ils restèrent les meilleurs frères de tous les pois de la terre. Ils restèrent fiers mais ne racontèrent jamais leurs exploits de ce jour où ils prirent peur. De plus, ils devinrent respectueux de la Nature et firent partager cette nouvelle passion à d’autres élèves de leur école.

