Couché à l'ombre de Babylone sur la terre sombre couleur Havane.
Ô Lion conquérant qui sur un air de Faure, insouciant, se pavane.
Dernier descendant de la tribut de Judas, gardien éternel de la savane
Contre les démons avides d'or noir, il rugit de Yaoundé à Mbabane.
Nourri de solitude, affrontant sans répit la sécheresse
Depuis l'aube du renouveau occidental lorsque Babylone a fermé les vannes
Ô Lion conquérant qui par sa crinière de feu fais noircir les déesses
Pour le peuple d'Afrique il se bat contre les pilleurs de manne.
Couronné roi des rois, fils de la reine de Saba
Ô Lion conquérant qui nous mèneras jusqu'à Zion
D'Érythrée en Éthiopie, d'Asmara à Adis Abbeba
Avec lui nul ne se perdra et tous se prendront d'affection