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Locomotive

Un texte de Wikipen.

Merci à tous de respecter la règle de composition de cette locomotive - règle visible en bas de la page "modifier"

Cœur qui bat

Balancier sans émoi

Moissonnant les terres vaines


Veines brûlant de sang

Sensation trouble

Bleu intense de ses iris


Risquez votre peau sur les mers

Méridiens éphémères de nos joies


Joies éphémères ? C'est peu dire

Dire la peine, dire l'ennui

Nuit à ce cœur qui bat toujours

Jours de deuil ou jours de liesse ?


Est-ce un poème ou un joyeux bordel ?


Delphine, avec ton cœur qui bat,

Balade-moi où tu voudras

Draps de feuilles draps de coton

Ton poitrail sera mon blason,

Zonzonnant comme un bourdon

Dont on a coupé les ailes.

Elle au moins n'est pas trop con,

Concubine de la morphine.


Finalement, mon cher amour,

Mourir n'est pas important

Tant que l'âme erre loin des cendres,

Dressée contre les tourments.

Mentir est autrement plus gravissime,

Si mes soupirs en sont dépendants.


Dents de lait de loup et dent de poule,

Houleuse oralité de mon trouble bestial.

Hâle élégant de la peau aux reflets de caroube,

Oublieux de mes plus vils instincts,

Tintinnanbulant, je raisonnais comme un fou !


Foudre de guerre, ou souffle divin ?

Vin aigre, ou meilleur cru ?

Cruauté des cœurs, crudité des mots,

Motivation ou résignation ?


Sion ou Jérusalem,

L'aimer juste pour dire je t'aime,

Témérité venue du poème...

Aimant pour le métal du coeur.


Quérulence habituelle de la demoiselle,

Zèle incongru dans ce jardin de paresseux.

Ceux qui dorment sont les plus heureux.

Repeindre les cieux est trop fastidieux pour la gent féminine


Ni ne convient à ces créatures éthérées.

Réaliser leurs fantasmes les plus fous ?

Foutu programme !

Grammaire de l'impossible !


Bleu et vert ne sont pas miscibles.

Cible mouvante que j'atteins sans viser.

Zénon et Pythagore font des culbutes.

Buuuuuuuuuuuut ! Pardon je me suis trompée de chaîne.


Chaîne et chien, reine et rien,

Rien qui vaille enfin.

Fin de règne, fin de parcours,

Cours vite ou je t'attrape.


Appelé à un autre destin,

Teinté de mauve et de satin,

Tintamarre effréné de sarabande.

Bande de nuls ! Sapajous !


Joufflu bébé béat qui bave,

Avatar de progéniture,

Turpitude réitérée,

Térébenthine à tous les étages.


Agenouillé devant la Déesse,

Est-ce là celui qui disait :

Disette, au sein de ton ramage

Âge tendre et tête de mule.


Mule devenu mufle, de ton plumage

Mage, ô Mage, ne restent que les fantômes.

Tomes écrits par ton Satrape qui te rattrape

Te râpe et efface tes rêves de môme.


Momifié devant ce que tu admires

Miroir infini de l'irrésolu,

Lupanar profond comme un long discours

Cours toujours, et bien en vain.


Vains serments, infinis parjures,

Juridiction universelle,

Sel de la terre, sans lequel ceux qui s'aiment

Sèment le grain sans récolter.


Théorème de mon parcours :

Cours plus vite que le vent,

Vends ta chemise avant ton âme,

Amenuise tes vains regrets.


Grééments de chanvre, cabestan et timon,

Timon l'Athénien ne saurait te sauver

Vénus de Milo ne saurait te rêver

Vésuve de malheur ne saurait protéger


Général sans armée, te voilà reparti

Tyran des mers, après avoir été celui des coeurs

Heure de fuite, honte à toi !

Toile magique où s'écrivent ces vers.


Vers quoi, vers qui vont-ils ? Eux, que l'esprit repique

Piques drues et constantes font les mots aux oreilles

Rayé le tableau d'école, par les ongles du maître

Et traiter chaque humble parole comme ce qu'elle est.


Eh les gars pourquoi quatre et pas six ?

si ce n'est par convention pure

Urgent, que l'on m'en donne la raison


Zombis dans ce foisonnement ludique

Dis, que ne suit-on la veine délirante ?

Rentrons raison et vaine logique

Que la verve vous porte, même incohérente.


Rente qui rapporte suffisamment

Amant de coeur qui vous idolâtre,

Atrabilaire gentleman,

Manivelle du cinéma intérieur.


Rieur, bien disposé

zèle d'une perplexité vite dépassée

c'est gerbi contre logorrhée.


Rémanence des phobies,

Biture carabinée,

Nécessité de lever le pied !


Pierreries et gemmes à foison,

Oison qui caquète en vain,

Vingt dieux ! la belle église !

Lise aimait qu'on l'y confesse.

Fesses déridées, vulve en sauna...

N'attends rien pour perdre la tête

T'es-tu déjà masturbéE à la messe ?

Mais si, voyons ! Derrière une colonne

L'honnête croyant ne te verra pas

Passe sans hésiter tes doigts

Dois-je tout te dire ? Dans ta culotte !

Ôte-toi l'idée que c'est Mal

Ma langue au chat, point ne donnerai

Raison : n'est-ce pas qu'elle serait mieux en toi ?

Toison fournie où me prélasser

Assez : la cyprine coule à flots

Floraison de plaisirs

Iras-tu ? Hésiteras-tu encore longtemps ?

Tant pis pour toi, je trouverai d'autres amants.


Mentant comme toujours à mes espoirs soudains,

D'un soubresaut violent, je changerai de mains,

Maintenant que je sais que tu m'es condamnée,

N'ai-je pas vu ailleurs la douceur passionnée?

N'es-tu pas cette femme au parfum périmé ?


Immergée dans ton mépris, je me fane ;

Fanal tremblotant au bord de ton âme.

Amer consolation : je te condamne

A ne plus visiter mon coeur en flamme.

Lames de fond sur nos vies saccagées,

J'exècre tes appétits mensongés.