Mégaéliaze

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Né en 1004, Mégaéliaze fut le nom donné à Éliaze Eirênia, ce fils d’un haut conseiller du palais, qui avait su rassembler, au-delà des querelles ancestrales, les habitants des différents villages de la plaine d’Amoriphonisse. L’objectif de leur soulèvement était de reprendre la ville des mains de ses représentants (pourtant démocratiquement élus) qui avaient organisé une véritable dictature sous la direction d'Atahualpa qui proclama Amoriphonisse ville-état indépendant en 1003.

Mégaéliaze fut tué à l'âge de 26 ans lors de l’ascension du rempart sud-ouest d’Amoriphonisse qui porta son nom dès la victoire ; mais il est considéré comme le vainqueur car le mouvement qu’il avait organisé entraîna la chute des tyrans et marqua le début d’une nouvelle ère plus pacifique pour la ville.

On sait peu de choses de ce héros national ; il était très grand, avait les cheveux roux, les yeux bleu-noir (exactement de la même teinte que l'encre bleu-noir) et une belle voix. Avant de se lancer dans la politique, il rassemblait souvent ses amis pour des soirées de chants. On ne lui connaît aucune liaison féminine et certains ont émis l'hypothèse d'une homosexualité déclarée ou non.

Vers 1860, une statue de Mégaéliaze fut placée sur la place centrale de la ville ; elle était l'oeuvre d'un sculpteur alors célébre, Akronhym Bhasmati. Mégaéliaze est enterré dans le fameux cimetière de Behrouz mais, suite à l’inondation de la ville, la stèle érigée en son honneur n’est pas celle d’origine.

Mégaéliaze est aussi le titre d'un roman d'Antanadronnissopoulos Djazk, écrit en 1971, l'un des plus connus du cycle d'Amoriphonisse. Il est basé sur des mémoires apocryphes attribués au grand homme. Il est beaucoup question aussi de lui dans un autre livre de Djazk, A l'ombre des palétuviers (1968). Bien qu'écrit avant l'autre, ce roman commence cinquante ans après la fin de Mégaéliaze. Il est intéressant de noter que l'inauguration du barrage nommé Mégaéliaze eut lieu le jour anniversaire de la mort de Mégaéliaze et que sa destruction survint le jour anniversaire de la naissance de ce héros. Alors chaque année, à la date anniversaire de l'inauguration du barrage commence une fête où chacun essaie à la fois de se souvenir et d’oublier. À l'ombre des palétuviers raconte les vingt-sept jours de la fête de Mégaéliaze que passa à Amoriphonisse Pacifique Delalande, un compositeur vieillissant.