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Malgré certaines apparences trompeuses

Un texte de Wikipen.

Non ! Je le précise, nous ne sommes pas des agents de la CIA, ni des paléontologues du mercantile inférieur. Encore moins des clous de girofle à la peau de léopard. Nous sommes ! Oui, nous existons ! Nous ne sommes ni des artefacts, ni des avatars orientaux. La transparence de nos errances implique des réverbérations introspectives et désordonnées. Le riz étant trop cuit, cela nous fait une pâte à colle assumant nos moindres pourpoints. Nous ne sommes pas non plus des céréales killers malgré certaines apparences trompeuses comme tonmoulin à vent dorsal ou la moissonneuse-batteuse que j’enroule dans la poche arrière gauche de mon futal avec mon dernier exemplaire de Livres-hebdo. Je vous laisse, notre métro vient d’arriver. Nous remontons déjà les marches de la Porte Dorée. Il nous faut aller voir Hamil Karr derrière ses rochers synthétiques. Vous savez, le petit ami pachydermique.

Monsieur Hamil Karr en bouille de triton nous rejoignit à l’accueil. Il en savait des choses, des trucs et des machins. Mais quand on lui a parlé de la Grande Bibliothèque Universelle, il a changé d’altitude en escaladant la fontaine glacée des bonobos, qui étaient trop occupés à lire le Herald Tribune depuis des soleils. Nous lui avons posé un nombre indéfini de questions. Il nous fallait des précisions bibliothéconomiques. À bout d’arguments, il s'est caché derrière le premier tégument velu. S’il croyait nous berner avec son décor en trompe-l’œil, il se mettait le doigt dans le judas. Nous avons entamé un séduisant faux-bourdon qui l’a attiré malgré lui devant nous. Il était à nos pieds mais restait le roi de la carambouille. Il nous a donné sa gourde en nous disant qu’il nous suffisait de souffler dedans au sommet de l’Everest. Alors, a-t-il ajouté, vous verrez apparaître la GBU. Puis il a retrouvé son poste et rieur, il nous a fait un clin d’oeil. Nous, les enfants gâtés de l’Occident, pourquoi quitterions-nous nos canapés de maïs à bretelles et nos psychés électriques ?

Ici, dans le manuscrit original, s'insère une longue parenthèse lyrique, je vous la résume parce qu'on n'est pas là pour se tartiner les tabourets avec du polyéthylène basse densité linéaire. Donc nos héros se réjouissent grandement de l'information stratégique qu'ils viennent d'apprendre, ils boivent force bouteilles de vin rosé et frisé derrière les oreilles, ils font des entrechats siamois sur la pelouse vitrifiée depuis la dernière garden-party de l'Elysée. Des musiques célestes se font entendre, ce qui laisse entendre - bonjour la répétition - qu'en haut lieu on approuve fortement l'initiative prise par ces courageux limonaires. Un cortège de Myrmidons se forme pour les escorter dans les corniches avec des corbeaux vêtus de corsages fous. Les ténors démêlés peignent des encornets giratoires et tout le monde est content.

Les rinceaux, et les rince-doigts parfumés à l’eau des toilettes ne sont pas pour nous. Les fumettes en pack de 100 non plus. Nous liquéfions les aventures spiritueuses, nous les alambiquons, nous les empalons, nous les chauffons à blanc, puis nous les crachons à la figure des styles et des rhétoriques. Les prêteurs sur gags aux pseudonymes outrageusement non photogéniques subissent notre mirifique aléarchie porteuse de souvenirs à venir. Les noctambules tintent leurs zéros de conduite dès la ponte rocailleuse des œuvres complètes d’Hypnos. Les mouches zélées éventrent les sarcophages endormis et les pavots cornus. Nous troublons les sous-préfètes qui ignorent le pourquoi du comment du quoi qu’il en soit bien ainsi. Notre pouvoir contourne les âmes, choisit les plus perméables, les enveloppe d’une aura perfectible et s’insinue entre les stries dantesques des pestilentielles nausées abondantes. Là, le baiser de la mort libère les chants de mal, d’horreurs ; et nous nous rendons compte de l’autre et amoncelons notre bon vouloir. Basta ! Nous avons le Front du Ciel à arpenter, et la Déesse de l’Univers à appréhender.


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