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Marie-Hélène Adault
Un texte de Wikipen.
Les faits reportés ici sont imaginaires et le nom du personnage est inventé. Toute ressemblance avec des événements liés à des homonymes du personnage ne serait que fortuite.
- Marie-Hélène Adault grandit près de Sèvres-Babylone. Elle fréquenta le lycée Jeanson de Sailly où elle fut la condisciple et l'amie de Françoise Helm de Ponfilly. Elle, la roturière, fille de marchands-fripiers, enviait secrètement le milieu de la jeune Françoise qui, née sous les meilleurs auspices, gaspillait sa jeunesse en fréquentant trop assidûment les pubs de Saint-Germain des Prés et du quartier de l'Odéon.
- Marie-Hélène s'entendait très bien avec la maman de Françoise. Celle-ci aurait voulu que sa fille prenne modèle sur son amie et Marie-Hélène admirait les goûts sûrs, la discrète élégance de cette grande bourgeoise.
- Il leur arrivait de converser longuement les mercredis après-midi. L'année du bac, elles se rendirent souvent au Musée d'Orsay ou au Louvre pour initier Marie-Hélène à l'art. Et, quand Françoise décida de faire médecine, les liens se resserrèrent encore. Marie-Hélène se détourna aussi des vœux de ses parents et s'engagea dans des études de droit et rejoignit les bancs d'Assas.
- Elle y rencontra Marc-Antoine Dessuing, eut une brêve aventure avec lui avant que les opinions extrémistes de leader étudiant ne prennent trop d'importance. Elle prit le contre-pied de ses idées et fut l'égérie de la grêve étudiante à Assas. Le mouvement y était moins actif qu'ailleurs, les études de Marie-Hélène en auraient sans doute pâti un peu sans l'intervention discrête du père de Françoise, membre influent du Barreau. Et c'est naturellement qu'elle fit ses différents stages dans le cabinet de Maître Helm de Ponfilly.
- Elle admirait cet homme, projetant sur lui l'image du père idéal mais, s'ils passèrent nombre de soirées à travailler ensemble, cela n'alla jamais plus loin. La mère de Françoise conçut bien quelques soupçons, interrogea même Marie-Hélène de façon indirecte mais celle-ci était trop accaparée par ses études pour songer à la bagatelle.
- Son abstinence désespérait sa mère. Quand elle devînt avocate-stagiaire, les questions de ses parents se firent plus pressantes.
- Cinq longues années passèrent avant qu'elle ne leur présente son futur mari, Ramon Dimerstein. Le premier contact fut frais, voire glacial. Ils attendaient un avocat, un juriste, et voyaient débarquer un professeur d'espagnol, agrégé certes, au passé sulfureux.
- Ils voulurent s'occuper de l'organisation du mariage de leur fille unique, Marie-Hélène les laissa faire. Mais, la pièce montée découpée, les jeunes époux désertèrent la noce pour un long périple en Argentine, terre natale de Ramon.

