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Un texte de Wikipen.

Ah, les nuages à la tomate, ce sont les meilleurs... ceux que l'on déguste lové voluptueusement dans un canapé de maïs à bretelles, en contemplant les images du cricket élargi sur la commode. J'ai passé tant de journées délicieuses à me livrer à cette activité. J'ai toujours préféré les nuages à la tomate à ceux à la pistache et même à la barbapapa. À cette époque je ne pensais pas aux estrapades et mes godillots étaient couverts de confiture. Il y avait dans la chambre de ma tante Ernestine un miroir de ceux qu'on appelle psyché, un miroir de l'âme en somme, un sommier sommaire, un sommet végétal qui s'ouvrait comme un soufflé trop cuit. Ce n'est pas ainsi que nous atteindrons la GBU, je le sais bien. Mais il faut tenir compte de toutes les pattes de mouche qui se mettent en travers de la gorge du Verdon. Qu'est-ce qu'un corps ? Et un raccord ? Et un justaucorps ?

Oh, tu sais, pour confectionner un corps, il faut la recette culinéaire de mère-grand et un ensemble muni de deux lois vérifiant de précises particularités. Oh, c’est moins compliqué qu’un homme intégriste ou qu’une femme vertueuse. Le principal étant de rester sous la barre des 100 degrés ou de force. Fahrenheit, bien sûr ! Ainsi aucun anneau ne peut se désintégrer. Ceci est important ! Sinon le risque est de provoquer une queue d’artifice à chaque casserole égotiste passant à moins d’une enjambée. Pour réussir son corps il faut ajouter un workholic frénétique de l’année. Ainsi qu’une pincée de subterfuges gargantuesques. Du sel, de l’amidon, un pinton. Hé oui, le fameux pinton ! Une aile de camping-car rouge. Et une noisette d'antonyme. Tu enfournes le tout dans un sémaphore ampliatif et tu le retournes toutes les trois minutes et vingt-sept secondes. Et voilà, le corps est un ! Le corrélat ? Oh, pas besoin de philosopher. Avant de le dévorer, il faut lui ajouter un zeste de bonne volonté. Tu laisses reposer le tout, le temps de penser à autre chose et d’y repenser à nouveau. Après tu le décores selon tes inspirations. Il serait temps de faire notre quête, non ? Allez, passe devant, je te suis !

Algues du temps dans la gangue déglinguée du pachyderme imperturbable ! Nous sommes au tournant du siècle, au coin de la rue, au bout du sillon. Il y a dans le ciel quelque chose comme un étendard déchiré de traîneaux. La neige va venir. Rassure-toi, quand elle commencera à tomber, nous serons déjà loin. Ce n'est pas la saturation morbide du chant qui se déchaîne, c'est l'incommensurable délectation du récitatif brodé sur la margelle du puits. Les pingouins en procession ultime sont rassemblés dans la cour de l'archevêché. Vade retro Satanas ! Au milieu du concert, on a entendu un miaulement rauque, quelque chose comme un million de mimosas sauvagement écorchés vifs. Mais tu as continué à jouer sans te troubler pour autant, et je peux te le dire maintenant, c'était magnifique. Aucun gingembre n'aurait pu faire aussi bien. Même pas dans les siècles des siècles. Taxi ! A la tour St Jacques, vite !

En période de jachère, la tour ne court pas , et nous l’assaillons, bouillants comme des amphétamines, à l’insu de notre plein gré. Provisoires sont nos ressources en insecticides multifonctions. Nos haricots magiques sont cachés, au sec, dans l’arrière-doublure de la scie sauteuse. Les nénuphars prennent leur élan et s’entrechoquent comme à la fête foraine. Les saules pleurent de rire ! Tout va bien ! Nous mettons un frein à l’immobilisme et nous avançons d’un pas pas mobile. Ton sang ne fait qu’un tour de garde en empruntant les escaliers, et tu comptes pour du beurre les pivoines agencées de long en bas. Mais d’où leur vient cette violence ancestrale ? Hé, oui ! Du parc d’attraction ! Aimantées en catimini, elles pérorent et s’encombrent d’immense porte-à-faux. Hé, là ! Je me reprends et je plonge dans les douves laissant à ta portée mon parachute amphibie. Tu l’ouvres trop tard et ta chute se poursuit entre les cavités baveuses et tonitruantes. Ta réserve d’hélium te sauve et tu me rattrapes trois blasons plus loin, dans la salle des coffres timides et naïfs. Comment trouver le bon ? Surtout que, comme tu le sais, j’ai perdu les clefs de l’univers. Avec toi, pas de problème ! Tu les embarques tous sur ton chameau « trois étoiles » référencé dans tous les bons caravansérails de la côte sud de l’Ile aux Éléphants. Mais déjà l’aspirateur se met en marche !


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