Orphelins de la mémoire
Un texte de Wikipen.
L’empreinte de l’humanité sur cette terre rend plainte
Comment l’entendre et vers la sagesse d’antan tendre ?
Je vois à quel point nous sommes faibles, comme tant d’utopies…
Pourquoi développer, à l’idée de s’entraider, une telle atopie ?
Dites-moi pourquoi nous nous sommes si peu excités ? Ce n’est pas la faute de nos sociétés, elles qui ont tant provoqué…
Combien de personnes ont bougé dans leurs fauteuils damassés ?
Combien d’esprits se sont révoltés dans l’étroitesse de leurs préjugés ?
Et pour finir que puis-je constater si ce n’est notre paresse innée dès qu’il faut s’engager et prendre les armes pour lutter ; surtout quand il s’agit de troquer la cartouchière contre des vers, surtout s’il faut faire preuve d’humilité et de sincérité sévère.
L’histoire qui est notre mémoire doit quand même bien se marrer. Sans nous juger pour ne pas se compromettre, sans se cacher pour l’œil avisé, elle semble tout de même ignorée au milieu des ragots sans cesse narrés.
Regardez nous nombrils du monde isolés.
Chacun à faire valoir sa raison, voire pire : une opinion.
Ceux qui parlent trop sont plus ou moins supportés, ceux qui se taisent se font trop souvent marcher sur les pieds.
J'ai la solution, écoutez-moi bien, mon compte en banque en a besoin :
Votez pour moi pour une fois, je vous invite à vous exprimer.
Corruption et conflits d’intérêts pour une mascarade orchestrée dans les médias et selon le régime en échange de quelques séquestrés
Dites-moi pourquoi avoir des idées si c’est pour les imposer ?
C’est facile sans doute et semblable à une ridicule insouciance est-ce pour autant vendre son âme au diable que défendre des arguments ? Si seulement nous pouvions aisément isoler nos sentiments !
Je comprends bien l’individualité, mais sont-elles antagonistes à l’humanité ?
Nous, animaux grégaires et sanguinaires, ou nous à la pointe de l’évolution ?
Un peu des deux, c’est peut-être ça le problème. Je ne comprends pas le manque de volonté ni la haine escomptée.
L’égalité et la justice doivent bien se foutre de nos gueules.
Messes basses et huis clos diplomatiques scellent l’entente cordiale.
Apparences policées et mauvais acteurs en prison recalés ;
Sans être optimiste je pense que chacun peut le constater.
Contrôler les journaux, surveiller les télévisions, c’est pour durer à la tête de ce qu’On nous fait nommer démocratie.
Aller rencontrer les tyrans du monde entier, négocier des contrats avec les derniers enculés.
Dites-moi pourquoi la confusion semer, si ce n’est pour se faire mousser ?
Sabots de sept lieux en approche pour en bourrique nous faire tourner.
Dites-moi pourquoi ne pas se contenter un temps d’un peu de simplicité et par là faire valoir la tolérance et l’innocente amitié ?
C’est ces conneries de yachts et avions privés et aussi l’espace privatisé ou plutôt loué à la journée et si vous voulez un peu d’eau du robinet dans une belle bouteille numérotée c’est simple il suffit de payer et si vous voulez la nouvelle star peut vous la dédicacer.
Dites-moi pourquoi créer des ensembles vains ?
Encore la sempiternelle idée des écrivains. Un peu d’évasion et puis le jeu comme un enfant. Si seulement chacun avait cette concentration pour toute chose entreprise.
Voir ce qu’On nous propose et il y aura bien quelque chose. Savoir se satisfaire des merveilles dérisoires et des liens se délivrer.
Vivre à l’air frais et quelques poires aller livrer à côté chez Lucien qui ne nous a pas attendu pour se lever !
Il m’a dit d’aller voir ailleurs si j’y étais.
Effectivement il n’avait pas tort et ainsi je suis mort, un vieil ivrogne sur le trottoir, un hiver un peu rude.
La Terre en fait tant qu’à la fin on s’en étonne. À peine paru tout de suite peiné. Pourtant que d’encre qui pour rien a coulé !
Dites-moi pourquoi autant s’agiter pour le moins possible en faire ?

