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Pamela Barbara Midlands

Un texte de Wikipen.

Pamela Barbara Midlands est un personnage de deux romans de Antanadronnissopoulos Djazk, Contrepoint notoire et La Porte Double.

1. Dans Contrepoint notoire, Pamela Barbara Midlands est une femme qui atteint ses limites à la mort de son père. Elle perd la mémoire, et ne la retrouve que six ans plus tard. Elle redécouvre sa vie et apprend de nouveau qu’elle a des enfants. Elle refuse de les voir et qu’ils la voient. Pamela devient romancière.

2. On la retrouve quatorze ans plus tard dans La Porte double. Un médecin qu’elle ne connaît pas a racheté le cabinet de notaire de son père et en a fait un cabinet médical. Pamela a perdu les souvenirs qu’elle avait de ce lieu. Elle a besoin de se souvenir. Après une longue demi-journée d’attente passée à s’ennuyer et à observer les autres "patients", elle se retrouve seule dans l’antichambre en attendant la fausse consultation. Elle ferme les yeux et repense à son enfance. Tout a changé sauf la porte double afin éviter d’entendre les conversations privées. C’est à son tour, le médecin vient la réveiller en lui tapotant l’épaule. Elle le suit et petit à petit se rend compte que le médecin est devenu fou. Puis que les patients, ses complices veulent lui nuire. Elle cherche à comprendre pourquoi, fait des suppositions et émet des hypothèses. Rancunes familiales, professionnelles, de voisinages. Incapable de répondre, elle s’enfuit mais dehors, dans les rues, tous les gens qu’elle croise la regardent, la dévisagent. Elle sent leur âme entrer en elle, elle se débat, lutte, surmonte son épuisement et va se réfugier dans un parc avant sa fermeture. Elle se cache dans des fourrés et voit les gardiens aller aux différentes entrées du parc. Ils reviennent bientôt dans le but de rabattre les retardataires. Le chien de l’un d’eux vient jusqu’à elle, la regarde et fait demi-tour en vitesse comme s’il ne l’avait pas vue.
Elle attend des heures durant. Puis un bruit la terrorise. Commence alors une étrange sérénade où les insectes et les animaux viennent vers l’endroit où elle se cache. Ceux qui ne sont pas du parc passent par-dessus les murs, de plus en plus nombreux. Tous pris de convulsions et de férocité, ils arrivent à ses côtés. Elle monte sur la pointe de ses pieds comme l’ancienne danseuse qu’elle a été. Elle a mal, a peur, pleure et ferme les yeux.
Aussitôt elle sent quelque chose sur son épaule et entend une voix. Elle ouvre les yeux et voit le médecin qui lui tapote l’épaule. Elle sursaute, met son bras pour se protéger et crie en regardant autour d’elle. Elle s’était endormie dans la salle d’attente. Le médecin lui sourit et se moque d’elle. Il la rassure longuement. Elle n’ose lui parler des détails de son cauchemar. Le médecin lui dit que le patient précédent vient de partir et que c’est à son tour. Il pousse la porte double et lorsqu’elle se trouve entre les deux pièces, elle aperçoit sur le mur derrière le bureau du médecin, une toile qui la représente dans le parc, entourée d’animaux et d’insectes. Lorsqu’elle regarde le médecin, il a le visage d’un chien. Le vent pénètre dans la pièce et soulève les rideaux et elle aperçoit les autres patients avec différentes têtes d’animaux et d’insectes. Ils rentrent par les fenêtres, bousculés par d’autres de plus en plus nombreux. Elle recule et ferme la porte double. Il y a une clé dessus, la clé tombe, elle la ramasse et parvient à verrouiller. Elle ferme aussi la porte d’entrée et les stores. Seule en cette pièce elle s’aperçoit que les chaises, les décorations et la tapisserie ont disparu, et les murs nus sont en fait ceux d’une pièce capitonnée pour protéger les fous d’eux-mêmes. Elle crie et devient folle. Se jette sur les murs, se roule par terre et crie plus fort. Elle finit par pleurer longuement, puis elle se calme et s’endort.
À son réveil elle est calme. Elle se lève, se frotte les yeux et s’étire. Tout lui semble plus grand. En montant sur la pointe des pieds elle parvient avec difficulté à ouvrir les stores et est aveuglée par la lumière du soleil. Elle suit des yeux une coccinelle posée sur le rideau qui s’envole et se pose sur la porte double. Paméla avance et tourne avec sérénité la clé de cette porte, la pousse et aperçoit son père dans son fauteuil derrière de nombreux dossiers professionnels. Son père l’accueille en lui tendant les bras. Elle saute vers lui, se sent soulever dans les airs.

               « Ce n’est pas parce que je voudrais que ça se passe autrement que j’aimerais avoir le choix. »
                                               La Porte double