Papous dans la tête
Un texte de Wikipen.
- Réécriture de La Recherche du Temps Perdu en lipogramme. Projet d'une certaine ampleur...
- On commence par le milieu, Un amour de Swann, et on transpose (pour les noms des personnages) au petit salon de Mme Treussard sur France Culture (les Papous dans la tête).
Pour qu'on s'immisçât au « mini noyau », au « mini clan », au « mini ouvroir » du duo BJ-FT sur Radio Cul, la condition suffisait mais point n'y fallait faillir : il fallait qu'on s'appliquât — sans qu'on l'affichât — à avoir foi dans un corpus d'affirmations, dont un quatrain disait qu'un gars, qui tapotait son piano, chouchou courant du duo BJFT, dont la miss disait « Il faudrait qu'on lui supprimât tout droit d'ainsi savoir Parsifal au piano ! », « surpassait » d'un coup Chopin puis Gould ; aussi, qu'un savant, ayant son doctorat, Cottard, avait un diagnostic plus sûr qu'un Potain. Tout « bizut » non convaincu par BJ ou FT qu'hors du Papou dominical, salut n'y avait point, mais affliction, bourdon, papillons noirs, fut aussitôt forclos.
Nos nanas sont plus hors–la–loi (par rapport aux garçons) pour finir la passion du mondain sans courir à l’information sur tout plaisir aux salons d’autrui, or tout Papou sachant aussi où l’application, joli dragon inconsistant, pouvait par contagion avoir conduit – parcours fatal ! – à l’opinion du faux dans sa mini–association, ils ont dû affranchir tour à tour tout minois courant ayant pour nom Ada, Anna ou Tamara.
À part la nana du toubib, il n'y avait parmi nos Papous aux jours dits qu'un individu à joli minois (nonobstant l'airain moral transmis à FT par son papa, un obscur nabab, qui pour sa part l'avait acquis du grand-papa, qui quant à lui... mais laissons là la discussion qui nous conduirait trop loin, ainsi qu'FT avait rompu tout contact familial), nana participant aux raouts quand son mac d'un jour l'y conduisait, S. A. du Cri, qu'FT sifflait par son nom riquiqui, Odin, la qualifiant d'«amour» ; plus la tata du troubadour, qui avait à son CV un quatrain «larbin» ; nanas sans instruction, aux naïfs ciboulots, avalant sans suspicion la fabulation qui disait la Sagan ou la Gugano manquant tant d'amis qu'un sou (ou plus !) passait dans la main du gars qui daignait subir l'horripilant conviviat, au point qu'alors la du Cri (ni la tata) n'y aurait jamais voulu d'invitation.
- Les Verdurin n’invitaient pas à dîner: on avait chez eux «son couvert mis». Pour la soirée, il n’y avait pas de programme. Le jeune pianiste jouait, mais seulement si «ça lui chantait», car on ne forçait personne et comme disait M. Verdurin: «Tout pour les amis, vivent les camarades!» Si le pianiste voulait jouer la chevauchée de la Walkyrie ou le prélude de Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette musique lui déplût, mais au contraire parce qu’elle lui causait trop d’impression. «Alors vous tenez à ce que j’aie ma migraine? Vous savez bien que c’est la même chose chaque fois qu’il joue ça. Je sais ce qui m’attend! Demain quand je voudrai me lever, bonsoir, plus personne!» S’il ne jouait pas, on causait, et l’un des amis, le plus souvent leur peintre favori d’alors, «lâchait», comme disait M. Verdurin, «une grosse faribole qui faisait s’esclaffer tout le monde», Mme Verdurin surtout, à qui,—tant elle avait l’habitude de prendre au propre les expressions figurées des émotions qu’elle éprouvait,—le docteur Cottard (un jeune débutant à cette époque) dut un jour remettre sa mâchoire qu’elle avait décrochée pour avoir trop ri.
Pour nos Papous, point d'invitation : on avait au studio du duo « son micro garanti. »
- Pour écrire la suite, possibilité de se baser sur [1], à partir de "DEUXIÈME PARTIE, UN AMOUR DE SWANN".

