Poème vain
Un texte de Wikipen.
Quand le temps se morcelle et la foule m'étreint,
Qu'hurlent les sirènes, malades, sans entrain,
Les mots s'amoncellent, en moi, wagons d'un train
Que je guide, faux poète, même loin d'en être un.
Pour noter mes rimes, dignes d'une kermesse,
Ouvrier sans outil, malgré tout j'essaime. Est-ce
Par fainéantise ? Mon stylo que j'aimais se
Transforme en mobile et ma page en SMS !
En nègre virtuel de mon inspiration,
Le fabuleux "T9" : roi des abréviations,
Mais côté vocable, c'est une affliction,
Le moindre mot propre éveille sa suspicion.
Alors pour évoquer les parents de mes vers,
J'écartelle A rat gond, Baux de l'air et Pré vert...
Ces rébus, insultants, ne me conviennent guère,
Ils sont trop lon ! 1si, en tapan, je resR.
AdiE pluriL, consoN doubl,
Lètr muèT, "h" aspiré, final,
La fonétik è ma nouvL ami fidL,
a2 nou mElanjon ak100 E majuscul.
E 6 C pa AC on vir "," "." E " "
EOCilErimlEpiElEvRElEstroF2cepoM20
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