Pourquoi Goupil prit la décision de laisser Dame Hermeline s'occuper de leurs enfants
Un texte de Wikipen.
Il faut que je vous narre les aventures de Goupil le renard. À l'époque à laquelle je l'ai connu, il habitait sur une hauteur, dans la forêt du piémont pyrénéen. Celle-ci n'était plus aussi grande qu'avant. Mais il savait se débrouiller. Goupil était malin. Très malin ! Très très malin ! Très très très...
Goupil réussit à faire croire à Dame Hermeline, sa femme, qu'elle avait eu l'idée de le laisser surveiller leurs enfants. Bien sûr, dans le terrier de Goupil le renard, Dame Hermeline était absente. Il fallait bien que quelqu’un ramène de quoi nourrir la famille. Elle aimait savoir d’avance ce qui remplirait les ventres lors du prochain repas. Et cela à chaque repas. Aussi elle aimait chasser et parfois aussi échanger ce qu’elle trouvait en forêt ou ce qu’elle chapardait dans des fermes isolées. Goupil, lui, préfèrait rester à la maison pour passer du bon temps avec ses enfants. Lorsqu’ils dormaient, il était libre de s’adonner à d’autres occupations. En général, c’est ce qu’il faisait. Il croyait que cela serait toujours ainsi. Mais le jour dont je vous parle était un jour spécial... différent. Goupil appréciait les moments de calme qui étaient rares. Il n’en avait pas encore eu ce matin là. Les deux fistons étaient debout depuis l’aurore. Ils sautaient, et se poussaient, et se mordaient. Ça criait dans tous les sens. « Assez ! » cria Goupil sans se faire entendre.
Goupil rongea son frein. « Il est très tôt mais il temps de sortir puisque vous êtes en pleine forme. » Ses deux fils s’arrêtèrent net. Roué, l’aîné, fut surpris : « Déjà ?! » demanda-t-il tout en donnant un bon coup de patte à son petit frère du même âge que lui. Mêlebrun ne se laissa pas faire et mordit Roué qui aussitôt se mit à pleurer. Goupil s’énerva et dit : « Allez ! Oust ! Tout le monde dehors ! » Pendant que Goupil sortait de son terrier, Roué lui passa devant, le bouscula sans y faire attention et le fit tomber. Goupil donna un bon coup de patte à Roué qui partit en avant et s’écrasa le museau contre une racine. Il couina et les larmes arrivèrent. « T’es méchant ! » dit-il à son père. Goupil n’eu pas le temps de répondre que Mêlebrun faisait semblant de tomber et de pleurer. Goupil lèva les yeux au ciel et demanda : « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter des fils pareils ? »
Il fallut que Goupil utilise toute sa ruse pour convaincre Hermeline de changer d'avis. Elle avait pris goût à la liberté de se promener hors du terrier. Depuis ce jour, Goupil laissa Dame Hermeline s'occuper de leurs enfants. Mais la journée n'était pas finie. Elle fut longue pour Goupil. D'autres douloureuses mésaventures l'attendaient encore aujourd'hui.

