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Ramon Dimerstein

Un texte de Wikipen.

Les faits reportés ici sont imaginaires et le nom du personnage est inventé. Toute ressemblance avec des événements liés à des homonymes du personnage ne serait que fortuite.


Ramon nait en Argentine à la fin des années 1970. Son enfance verra la fin de la junte et la construction d'une démocratie fragile. Ses parents, fonctionnaires attentistes sous la dictature, verront leur rejeton partir précocément à la recherche de l'oncle Ernesto, celui dont on ne parlait pas.

Sa quête le mènera adolescent à embrasser les thèses Sentiéristes. Le militant timide deviendra au fil des mois un leader étudiant embarrassant. Ses amis l'exfiltreront (en fait un vol en classe économique sur Iberia) vers l'Espagne et Barcelone à la fin du XXième siècle.

Loin des lieux de son enfance, déraciné du romantisme de ses héros de pacotille, Ramon étudie intensément la Civilisation Hispanique, y trouve des justifications à ses combats passés, les projette dans le monde Européen du nouveau millénaire.

A la faveur d'un programme d'échange universitaire, il passe une année à Paris et à La Sorbonne, examine les thèses Sentiéristes à la lueur des Lumières. Il rejoint le réseau ATTAC, participe à l'occupation de logements vides. C'est lors d'une de ces manifestations qu'il rencontre une jeune avocate, éprise elle aussi d'égalité sociale.

On perd leur trace quelques mois après en Bolivie où ils sont partis sur les traces de Simon Bolivar... Sont-ils restés là-bas pour continuer de théoriser leur action? Sont-ils passés de Bolivar à Bovary ? (La dernière phrase est de Maître Helm de Ponfilly, le ténor du Barreau parisien et mentor de la belle jeune femme à l'adresse de l'officier des RG avec qui il s'entretenait de la disparition des deux "tourtereaux révolutionnaires").