Rapport rédigé en bonne et due forme
Un texte de Wikipen.
Des éclaireurs arrivent, indécelables afin de ne pas effrayer les autochtones, sur une planète pour établir un énième rapport sur celle-ci. Les deux gusses se disent que le mieux est de recopier le rapport précédant.
— On ne va pas se faire chier pour quelques balbutiements médiocres. T’as vu l’heure ?
— Ouais, t’as raison ! Dicte-moi !
— « Planète 19197p. Catégorie 7127589. Classe 165W5. Les routes, si on peut appeler ça ainsi, sont dans un état lamentable, les transports sont donc quasi inexistants. Les communications n’utilisent que très peu la lumière, donc hyperlentes. Le langage utilisé ou plutôt les langages utilisés, puisque l’unification linguistique n’est pas encore planétaire, sont phoniques et non pas télépathiques. Les connaissances sont quasi inexistantes. Les plaisirs de l’espèce la plus… évoluée, sont primaires et nécessitent trop souvent un support. Leur esprit ne leur suffit pas. À revoir ! »
— Putain ! En plus maintenant il faut préciser le nom donné à cette maudite planète par ses habitants eux-mêmes. On ne va pas faire le tour de toutes leurs langues.
— T’emmerde pas ! Il suffit de noter là qu’ils ont réussi à se mettre d’accord sur un nom. On va lui en donner un à cette merde !
— Ah, non, regarde ! L’ancien rapport stipule qu’à l’époque les habitants ne savaient même pas qu’ils se trouvaient sur une planète. On n’a qu’à écrire ça aussi.
— Non, avant on a déjà précisé qu’ils savaient quitter l’atmosphère.
— Fais chier ! Je suis pressé !
— Ah, ah ! Je suis indispensable ! Tiens note ce nom : T… e… r… r… e… Je viens de le trouver sur ce dépliant ! Un nom, ça suffira ! Il date d’aujourd’hui, écoute ça : 26 juillet 2006. Mais bon, ça on s’en fout.
— Bon, ben, merci, Mpaertp ! Mes femmes, Marpf et Maef, passent leur journée chez leur mère et je dois récupérer les gosses à l’école. Allez, on se casse ! Nos heures sup ne seront pas payées.

