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Rupture de paradigme

Un texte de Wikipen.

L’aube fanée des sirènes callimaquiennes indiquait la procédure à éviter. En premier, rupture de paradigme ! En second, accomplir mon gage éléphantesque. Ensuite, sortir de la patacaisse et recouvrer la liberté. Les éoliennes surannées, telles des chœurs antiques, accompagnaient mes mots de leurs écholalies. Poindre du coin à l’extrême exigeait un artefact solide et bon enfant. En même temps, j’osais enfin te le dire, j’en avais marre de voyager aux frais de la princesse. Ma prothèse cérébrale me suffisait. Hop, une connexion, et le tour est joué ! Ni vu, ni connu ! Les citronniers fleurissaient déjà que tu m’irradiais d’un incontournable panorama ubiquiste. , hé ! Tu m’étonneras toujours ! Il te suffisait d’être ! Exit l’Humanité ! Exit la pensée ! La zone fluorescente descendait plus vite que nous à travers les orangeraies triphasées. Il ne nous manquerait plus que de tomber dans la compote de pommes !

Le verger explosait d’une inconsidérée jovialité expurgée. Nous dégoulinions le long des corridors ouverts les dimanches et nuits fériées. Le climat était propice à quelques longueurs. Notre piscine à roulettes scintillait d’une rosée délicate. Pourquoi être piqué par le vif du sujet ? Les bleuets parfumaient les orées boisées. Le grand chêne était encore là, symbolisant le cure-dent gargantuesque, ubuesque, tartignolesque ou presque. Il me fallut l’emporter avec moi jusqu’à la scierie près du chalet aux volets jaunes et violets, aux portes rouge flamboyant, aux poignées peintes à l’ocre orangée. Spacieux et calme, quel luxe ! Les pièces étaient vides. À force de chercher tu trouvas, sous les escaliers en escourgeon, une boîte transparente et accueillante. J’ouvris les volets, et toi la boîte miraculeuse. Une envolée de papillons à la beauté suprême nous accompagnait, nous aider à mieux respirer, à mieux exister. Nous étions ! Et nous le savions !

Mais cette accalmie ne fut que de courte durée. Par la fenêtre sous les asparagus, comme des ombrelles funèbres, j'avais vu les nuages s'amonceler. Ils étaient au-dessus de nos têtes comme des fous furieux. Nous ne pouvions pas rester là plus longtemps. Fuir, là-bas fuir ! Je sens que les chamanes sont ivres ! J'en ai les élytres qui frissonnent ! Nous avons silencieusement rassemblé nos accointances dans la conjuration fabuleuse du nuancier. (J'avais du mal à les faire tenir à l'intérieur.) Le plus dur restait cependant à faire : comme toujours, comme dans le sable de la métonymie, comme dans la chasuble du métronome, qui bat avec entrain un rythme endiablé. Quand l'orage s'est déclenché, il n'y avait plus aux alentours que des éphélides dénaturées et des écornifleurs grandiloquents : du menu fretin, assurément. Tu as regardé du côté des météorites et tu m'as fait signe. C'est alors que...

… c’est alors que les phosphènes foudroyants échangèrent quelques mots avec l’escargot, ancien garçon de café, rémunéré à la tâche. Hé oui, le beau Jo laid est arrivé, enfin ! Il était agent secret. Le message était pour toi. Il se glissa dans ton soupçon à l’oignon, servi beaucoup trop chaud. Ma soufflette, spéciale céramique, engendra une boursouflure en quinconce. Les pieds plats devant. Les poils au nez, devant aussi. Et les croquettes de hamster succombèrent devant le grand Aménageur. Il me souvenait nos premiers échanges verbaux. Oh, je ne vais pas faire dans l’élégie. L’omniscience ne me sied guère et l’ombre inguinale n’enchante plus. Il me faut davantage. Il me faut des jours où le ciel est bleu, où la mer est bleue, où le sable est bleu. Et des yeux pour le voir. Les miens étaient encore compressés. L’accélération leur fut douloureuse. Exorbités, ils dansaient le long des golfes persans au milieu des tapis lovants. L’insonorisation ne nous aurait même pas protégés du crissement des embâcles.


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