L’édition par les utilisateurs non enregistrés est interdite temporairement, en raison du spam.
L'association Wikipen a besoin de vous ! Devenez membre !

T'as pas cent balles ?

Un texte de Wikipen.

        Comme de coutume dans ces guerres pour l'or noir, nombreux sont les civils à périr ; ils font d'excellents premiers remparts. Un des lieux stratégiques du pays est en passe d'être pris par les forces de l'alliance. Se prépare un des pires bains de sang du conflit.
        Soudain, le fracas tant redouté s'installe. Militaires qui surgissent de nulle part. Rugissement des armes à feu jusqu'au cœur du village. Hurlements des autochtones.
        Puis, bien plus vite que prévu, on ordonne de cesser le tir. Silence total. C'est la stupéfaction. Pas une goutte de sang versée. Pas un seul gémissement en provenance des ruelles. Aucun homme à terre, ni même femme ou enfant. Tout le monde se regarde en bougeant à peine la tête. Les yeux s'écarquillent.
        Pour une raison encore inexpliquée, les soldats en première ligne, au moment de l'assaut, ont substitué leur chargeur de balles réelles par un autre de balles à blanc. Certains avancent déjà l'hypothèse que ces hommes, pourtant méticuleux, auraient conservé dans leur treillis des chargeurs qui servent habituellement aux démonstrations pendant les journées portes ouvertes de l'armée.
        Une enquête est ouverte sur-le-champ. Elle devra définir pourquoi autant d'innocents furent épargnés ce jour-là.