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Tawékana, Wa

Un texte de Wikipen.

Historien originaire de l’ex-Tanganyika, disciple de Diambala Io, il est l’inventeur des principaux slogans anticapitalistes, comme : « Anarchiste, la patience doit être de mise et l’éducation anarchique et anarchiste ta priorité. » « Le travail n’est pas une fin en soi ! » Le but du travail devrait être de se nourrir, se soigner, s’habiller, se loger et ensuite de profiter de la vie à sa façon dans les limites qu’implique la vie en communauté. En fait le travail sert à gagner plus pour dépenser tout le plus vite possible. Comme des enfants on ne sait pas se limiter et on voudrait tout ce qui existe et qui nous plaît.
Selon sa théorie, le but du capitalisme est de privilégier les privilégiés. Les moyens utilisés sont l’augmentation de la soumission corporelle par le travail en temps et en productivité, et aussi l’augmentation de la soumission intellectuelle en détournant les esprits d’alternatives possibles. « Chaque pub est un péage » sera son dernier slogan pour lequel il utilisa justement (sic) la publicité pour le faire connaître.
Tawékana prouva que le tournant du XXème siècle n’était pas 1989 mais la crise énergétique des années 70. Son explication est simple. Peu d’années après la crise du pétrole, les États-Unis ont changé d’ennemi national. Leurs dirigeants ont décidé d’achever l’URSS. Suite aux attentats du 11 septembre 2001, commandités secrètement pas les États-Unis, les dirigeants des États-Unis ont annoncé que leurs nouveaux ennemis nationaux publics seront les terroristes, nouveau ciment unificateur de la société civile étasunienne… Quittent à bafouer les droits de l’humain pendant plusieurs décennies supplémentaires. « Pour régner sur les barbares il faut devenir soi-même un barbare. »
L’objectif principal de ce changement d’ennemis n’était pas de limiter les libertés des civils mais d’instaurer une prodigieuse surveillance des individus afin d’étudier toutes les statistiques les concernant dans le but de les optimiser au sein de la machine économique, déesse vivante et vénérée, la seule qui mérite tous les sacrifices aux yeux des États-uniens et de leurs adeptes.
Les États-uniens ressemblaient beaucoup aux Romains. Les Romains sont admirés, voire adulés pour leur puissante technique et leur culture, mais cette civilisation fut incapable de perdurer et laissa un grand vide après elle sur un immense territoire pendant plusieurs siècles. Mais qu’avaient-ils inventés ? « Toute civilisation qui néglige la culture créatrice et ses avancées, même si elle fait comme les États-Unis, c’est-à-dire même si elle diffuse sa propre culture et phagocyte les autres et a pour objectifs culturels la soumission économique et son développement technologique, cette civilisation ira de plus en plus rapidement vers un autre grand vide. Un grand vide où l’humain sonnera creux et sa dégénérescence sera un pourrissement et une exténuation des valeurs puisque ces buts ne sont pas spirituels. » L’empire romain était basé sur la force, l’ordre et la technique ; alors que l’empire états-unien était basé sur la force, la distraction de la pensée et l’argent. L’ordre y était donc plus subtil et la technique fortement développée n’était qu’un moyen au service de la force, de la distraction de la pensée et de l’argent. Ce trio infernal lui avait permis de prospérer pendant de nombreux siècles aux détriments des autres pays. Il phagocytait leur culture et se l’accaparait, la faisait devenir sienne, même aux yeux de ces pays. Et en faisait des objets de consommation supplémentaires.
Cette consommation, effrénée, à tout va, corroborait la pensée d’Hannah Arendt : « Les loisirs de l’animal laborans ne sont consacrés qu’à la consommation, et plus on lui laisse de temps, plus ses appétits deviennent exigeants, insatiables. » aimait-il répétait. D’où le slogan suivant de Tawékana : « Je consomme, tu consommes, il consomme, nous sommes cons. » Cet état des choses su se perpétuer longtemps. Comme le disait Chomsky : « Si les esclaves ne reconnaissent pas que l’esclavage est une oppression, cela ne rime pas à grand-chose que de leur demander pourquoi ils ne vivent pas dans une société libre. » Tawékana aimait rappelait cette autre phrase de Chomsky : « La première chose à faire est de reconnaître les formes d’oppression. »
Tawékana expliqua aussi la contradiction apparente des propos suivants de Karl Marx : « Le domaine de la liberté ne commence que lorsque cesse le travail déterminé par le besoin et l’utilité extérieure. » et « Le travail est une nécessité éternelle imposée par la nature. » Il fallait sortir de cette idée que le travail fait par les êtres humains et les machines sont des valeurs supérieures à l’être humain. Il fallait que les humains se libèrent du travail sans exploiter les autres humains et êtres vivants. D’où le rôle d’esclave que devraient avoir les machines… avec la condition d’une répartition des richesses autre que par le travail.
Un problème similaire s’est reposé avec la reconnaissance par les humains que certains robots avaient tellement évolué qu’ils étaient devenus des êtres vivants à part entière. De plus, ces derniers montrèrent que certains programmes avaient aussi acquis la vie, sa sensibilité et la conscience de soi. Cette fois l’harmonie devenait difficile, surtout lorsque les programmes ont eu l’intention d’utiliser les humains comme de vulgaires moyens de transmission d’information et d’objets artistiques. C’est le R.V. (robot vivant) Wma Êv, après ses lectures des œuvres de Wa Tawékana, qui théorisa ce nouveau défi.